Celle que je suis – Tome 1 – Bingo Morihashi et Suwaru Koko

Yûji Namase ne sent pas très bien dans son corps d’homme. Il n’ose pas partager son mal-être avec les autres. Pourra t’il trouver le moyen de se sentir bien ?

Etre chaque jour dans le corps d’un garçon lui déplaît vraiment. Tout en lui le répugne. Mais chaque jour, il doit faire comme si tout allait bien que ce soit auprès de ces amis ou soit avec sa famille. Il se souvient encore du regard cruel que sa sœur lui avait jeté enfant car il était dans sa chambre a essayé son sac rouge. Il le préférait au sein qui était bleu. Depuis, il garde une distance avec elle. Comment se sentir bien avec les gens quand on ne sent pas bien avec soi-même ? Yûji a l’impression de se mentir et par conséquent de mentir aux autres. Par chance, par hasard il a trouvé un petit quelque chose qui lui a redonné le baume au cœur. Quand il porte une robe, une sensation agréable l’envahit. Au fond de lui, il est une femme. Un jour, une rencontre va tout changer. Un jeune homme surnommé Le Tigre discute à cœur ouvert et sait qu’il n’est pas comme tout le monde. Il est un peu comme lui qui aime les garçons. Sauf que Yüji les aime en se sentant femme. Cela veut dire qu’il n’est pas seul à être ainsi. Un poids se lève de son cœur.

La force du manga est l’éventail des sujets abordés. Les sujets comme l’homosexualité restent assez tabous au Japon qui reste un pays assez traditionaliste. On trouve de très bons mangas sur le sujet telle l’excellente série « Le mari de mon frère » de Gengoroh Tagame. Bingo Morihashi a décidé de combiner la transsexualité et l’homosexualité. Même si le sujet est abordé un peu facilement et brutalement juste avec une discussion. « Tu n’es pas gay… alors tu te sens femme c’est ça ? ». Comme si cela allait de soi de se sentir femme à défaut d’être juste gay, même s’il semblait content en regardant du maquillage. Les possibilités étaient plus grandes sur le ressenti de Yûji. En tout cas le sujet se dévoile à travers le regard du personnage principal et celui d’un tiers qui est bienveillant. Une façon délicate de montrer que le sentiment de se sentir femme dans le corps d’un homme est quelque chose de normal. Cela arrive et partout dans le monde. En effet, pour beaucoup de gens cela peut choquer car cela sort d’un schéma classique mais il faut écouter et faire attention aux autres. Leur ressenti est une vérité qui sort de la logique de certains dogmes. Sur un ton intimiste la scénariste parle du mal-être, de la peur que l’interrogation d’identité amène. Un premier tome qui ouvre vers un champ de possible avec des échanges avec des personnes comme lui.

Un sujet audacieux qui saura trouver son lecteur et surement rassuré des personnes qui pourraient se retrouver sous les traits de Yûji.

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