Chroniques burlesques d’une journaliste – Stéphanie Janicot et Catel

Etre pigiste demande une bonne dose de courage et d’espoir au quotidien. Va-t-elle avoir une chronique à écrire ? Va-t-elle pouvoir gagner assez à la fin du mois ?

Stéphanie Janicot est journaliste et son quotidien est l’espoir d’avoir une pige à écrire. A la suite de la séparation de son compagnon, elle partage son appartement avec deux adultes et sa petite fille. Et comme revenu supplémentaire, elle écrit des piges sur tout ce que l’on peut lui demander. Par chance, Aaron un bon ami à elle fait appel à ces talents d’écriture dès que qu’un sujet culturel cherche une plume en dehors des journalistes permanents. Elle raconte avec un style dynamique, énergique, drôle et impertinent un an de piges plus improbables les unes que les autres. C’est aussi bien auprès de son idole Benjamin Biolay que la découverte de terribles films d’horreurs pour le Festival du film fantastique de Morzine qu’elle nous emmène. Humour et dérision garanties. Surtout lorsqu’elle va au festival du livre de Brive La Gaillarde où elle abuse un peu de l’alcool ou quand elle implique l’équipe du journal dans un test grandeur nature de l’art du rangement à la japonaise ou son étonnante rencontre avec le rédacteur des nécrologies du Ministère de la Culture. La bonne humeur est garantie à chaque étape de sa vie à ces colocataires supers sympas, son copain très sexy du moment, l’arrivée d’un singulier chaton, sa non-grande résistance à l’alcool qui lui a permis de rencontrer de façon détendue Francis Ford Coppola… Que de péripéties racontées page après page.

Une femme complète, épanouie, entourée d’amis sincères, curieuse et heureuse de vivre qui nous emmène à ses côtés dans ces aventures les plus folles. Stéphanie Janicot a participé entre autre à la création du bon magazine Muze qui a dû s’arrêter en 2017. Un nouvel avenir plus riche s’offre à elle en fin d’ouvrage. Je suis ravie pour elle pour ce nouveau projet qui j’espère lui permettra d’être encore plus épanouie. Le style d’écriture est très plaisant et se lit avec beaucoup de délectation. D’autant plus que ces petites histoires sont drôles et attendrissantes à chaque fois. La forme choisit avec une histoire par mois donne une approche originale du métier. La police d’écriture choisit renforce ce côté confidence. Les dessins tout en rondeur et en couleurs vives de Catel donne tout le charme à ce livre. Sans son talent d’illustratrice, on aurait juste le droit à une histoire toute simple dans un livre banal. Là, il prend vie et on se happé par l’histoire vraie d’une journaliste par comme les autres. Elle montre son petit grain de folie qui la rend unique et si attachante.

Une plongée trépidante dans les coulisses qui prête à sourire et suivre le talent de deux artistes hors pair.

2 réflexions sur “Chroniques burlesques d’une journaliste – Stéphanie Janicot et Catel

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