Primitif – n°1 – décembre 2019

Que se cache t’il derrière la couverture de ce nouveau magazine? On y voit un père Noël rock and roll avec des dreads mauve, tatouage et chaussettes jaune. Que veut dire « Revenir à l’essentiel »?

C’est quoi Primitif? 
Les Editions de la Grande Ile décident de se lancer un défi : publier un magazine. Un magazine mensuel qui traitera de l’actualité avec une vision plus ludique et pour un prix modeste de 2,70€ sous le nom de « Primitif ». Philippe Pernodet, rédacteur en chef et directeur de la publication présente son support comme une lecture qui « ouvre la voie à un nouveau style d’infotainment adapté à un lectorat jeune et exigeant ». Informer dans la concision est leur créneau. L’infographie va être l’outil adéquat pour cela tout comme un langage simple et un peu d’humour. Une image vaut parfois mieux qu’un long discours.

Les chroniques font références à des citations dans des journaux tels « Le Point », « Le journal des femmes », « New-York Times »…. C’est une forme de point d’entrée pour donner des justificatifs.

« Naufragés des médias, traumatisés par le flux infernal des news contradictoires, submergés d’informations insensées, parasités par le flood lancinant qui inonde l’univers de la toile, tenez bon ! On arrive. PRIMITIF !

Que trouve t’on dans ce premier tome? 
Comme ce premier numéro sort en décembre, le dossier principale ne peut qu’être qu’autour de Noël. On découvre un père Noël singulier. Même s’il a sa tenue traditionnelle en rouge et blanc, il exhibe des cheveux mauve, un pantacourt, un tataouage, des chaussures ouvertes, des bracelets noirs, des bagues et des chaussettes jaunes avec le titre « Noël, l’incontournable! ». Est-ce alors une façon de présenter Noël sous un angle original? Absolument pas.
Une partie historique et des chiffres, nous voilà paré sur le fait que le 24 et 25 décembre sont devenus des fêtes commerciales pour le plus grand plaisir des grands magasins, sites internets et marchés de Noël. Il est bien de faire le rappelle des faits mais est-ce suffisant pour un dossier et pour un premier numéro? Je trouve que non. Même s’il est évoqué aussi bien l’opulence de certains repas que les repas organisés par des associations caritatives, j’aurais aimé en savoir sur l’évolution des rites alimentaires, des cadeaux, la revente des cadeaux, une carte avec tous les pays qui font Noël…. Un sujet qui ne manque pas de données.
J’aurais aimé avoir la source des chiffres afin de mieux les comprendre. En effet, l’infographie est jolie, coloré et facile à lire, on ne peut pas vérifier ou comprendre le mode de calcul.
Par exemple, comment peut-on estimer le nombre de personnes qui vont à la messe de minuit? Comment sait-on que 100kg de foie gras est vendu toute les secondes en France?

Une question se pose en couverture : « Guerre des sexes : féministes ou opportunistes ? ». Qui a t’il derrière cette interrogation? Juste un petit article légèrement critique sur le fait que Hasbro lance une Mme Monopoly ou qu’il est possible que le prochain 007 soit une femme. Tout se féminise, escroquerie ou juste représentation de la société?

D’autres petits articles composent ce léger journal. Comme celui qui se nomme « Direction les campagnes françaises à la recherche du silence et du calme. » On y évoque les touristes qui se plaignent du bruit des grenouilles, cloches ou cigales. Je m’attendais à l’évocation du fameux coq qui a eu le droit à des pétitions pour sa survie et des tee-shirts à son effigie. La diversité des sujets est aussi leur force. On peut y lire le fait qu’un journal anglais a commis une erreur aussi bien sur la surface de la France que sur la position des villes. Ou le fait que l’édition de Woodstock 2019 a été annulé par manque de moyen et le danger inhérent à la réunion d’autant de personnes (alcoolisés et drogués). L’édition de 1969 n’était pas l’idylle que l’on veut bien croire.

J’ai bien aimé l’article sur la lune en infographie. Juste des noms, des dates et me voilà plus en phase avec cet objet céleste. C’est une mise en bouche pour nous pousser à en découvrir plus par nous-même.

En parallèle de la version papier, il existe un site internet où certains articles sont en consultations libres. Pour trouver le site ne mettez pas primitif et magazine car vous ne le trouverez pas. Par chance, l’adresse est notée dans le magazine. Mais attention, en navigant, vous devrez faire face à de nombreux pop-up publicitaires qui s’ouvrent de façon intempestives. Ce n’est pas très agréable.

Et vous n’aurez pas de complément de données. Vous vouliez des pistes pour approfondir un sujet, vous n’en trouverez pas. Votre moteur de recherche sera votre ami.

Une lecture qui ne m’a pas séduite par manque d’informations et d’analyse. Par conséquent, je ne poursuivrais pas l’aventure avec le numéro 2.

6 réflexions sur “Primitif – n°1 – décembre 2019

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