Parfois on peut avoir une obsession, c’est le cas de Marie Ndiaye. Cette femme noire prise en photo par Nadar est forcément Maria Martinez dit la Malibran noire. Mais comment le prouver?
Dans les années 1850, une chanteuse défraie la chronique. Maria Martinez peine à trouver sa place dans la société culturelle de l’époque. Non à cause de sa qualité de chant mais surtout à cause de sa couleur de peau : noire. Théophile Gautier soutient l’artiste et se produit dans le Paris de l’époque. Certains médias l’encensent et d’autres sont d’une grande cruauté. Puis d’un coup, elle tombe petit à petit dans l’oublie. De nos jours, une femme, Marie Ndiaye essaie de trouver des informations sur elle. Elle est convaincue que cette femme est également celle sur les photos de Nadar surnommée l’Antillaise. Impossible de trouver un lien entre les deux. Faut-il se résoudre à abandonner?

On pourrait croire que l’on va suivre une enquête dans les tréfonds des archives. Mais ce n’est pas le cas. Marie Ndiaye partage sa déception de ne trouver aucun lien entre ces deux femmes à part sa conviction. Jusqu’au jour où une femme rentre en contact avec elle. Une certaine Marie Sachs aurait des informations. Au début, impossible pour elle de lui répondre sérieusement. Puis après un moment, la curiosité l’a piquée et répond au message. Se suivent des échanges qui mènent à une rencontre des plus déconcertantes. Peut-être qu’au final ce n’est pas la réponse qu’elle attendait néanmoins une autre ouverture s’offre à elle. Une expérience singulière qui lui a permis de se rapprocher de son obsession et de l’apaiser.
Un livre étonnant qui saura vous plonger au plus proche d’une auteure et d’une quête sans réponse.
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