Un pas de chat sauvage – Marie Ndiaye

Parfois on peut avoir une obsession, c’est le cas de Marie Ndiaye. Cette femme noire prise en photo par Nadar est forcément Maria Martinez dit la Malibran noire. Mais comment le prouver?

Dans les années 1850, une chanteuse défraie la chronique. Maria Martinez peine à trouver sa place dans la société culturelle de l’époque. Non à cause de sa qualité de chant mais surtout à cause de sa couleur de peau : noire. Théophile Gautier soutient l’artiste et se produit dans le Paris de l’époque. Certains médias l’encensent et d’autres sont d’une grande cruauté. Puis d’un coup, elle tombe petit à petit dans l’oublie. De nos jours, une femme, Marie Ndiaye essaie de trouver des informations sur elle. Elle est convaincue que cette femme est également celle sur les photos de Nadar surnommée l’Antillaise. Impossible de trouver un lien entre les deux. Faut-il se résoudre à abandonner?

On pourrait croire que l’on va suivre une enquête dans les tréfonds des archives. Mais ce n’est pas le cas. Marie Ndiaye partage sa déception de ne trouver aucun lien entre ces deux femmes à part sa conviction. Jusqu’au jour où une femme rentre en contact avec elle. Une certaine Marie Sachs aurait des informations. Au début, impossible pour elle de lui répondre sérieusement. Puis après un moment, la curiosité l’a piquée et répond au message. Se suivent des échanges qui mènent à une rencontre des plus déconcertantes. Peut-être qu’au final ce n’est pas la réponse qu’elle attendait néanmoins une autre ouverture s’offre à elle. Une expérience singulière qui lui a permis de se rapprocher de son obsession et de l’apaiser.

Un livre étonnant qui saura vous plonger au plus proche d’une auteure et d’une quête sans réponse.

12 réflexions sur “Un pas de chat sauvage – Marie Ndiaye

  1. Pingback: Challenge lecture 2019 – 200 chroniques livres | 22h05 rue des Dames

  2. Nadar, c’est à cause de lui que les « barrières empêchant la foule de passer » se nomment « des barrières Nadar »… Il déplaçait les foules, le photographe ! 🙂

      • Je pense, oui, il n’y a que chez nous qu’on parle des barrières nadar, en France, on dit « barrières empêchant la foule de passer »…. on fait plus court, nous ! PTDR

      • Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu d’ailleurs dans le bio de Nadar photographe qu’il a même franchi la frontière française. il y a peut-être un homonyme chez vous qui était fan de barrière ?

      • Non, ça vient bien de lui… Mais on a sans doute pris exemple des déplacements de foule qu’il générait pour nommer nos barrières… Ah si je croisais Nadar, je lui demanderais ! 😆

      • il ne faisait pas déplacer des foules car la photographie était réservée à une certaine élite. C’était un homme qui n’était pas très riche car il dépensait tout ce qu’il gagnait et sa femme veillait au porte feuille. Il testait encore et encore des techniques comme faire des photos dans l’obscurité ou vu du ciel. Il a participé au projet de faire une méga montgolfière mais à peine a t’elle commencé à s’envoler dans le ciel qu’elle s’écrasa. Nadar et sa femme s’en sont sortis indemnes.
        Le mystère de cette expression restera entier 🙂

  3. Pingback: Bilan culturel mai/juin/juillet 2019 | 22h05 rue des Dames

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s