Il y a des artistes qui ont marqué l’histoire de la photographie. Les femmes restent néanmoins peu nombreuses. Pourtant le nom de Diane Airbus reste et elle avait un univers à lui.

4e de couverture
La première biographie dessinée sur la célèbre photographe new-yorkaise.
Artiste majeure du milieu du XXᵉ siècle, Diane Arbus débute sa carrière comme photographe de mode mais développe peu à peu une démarche plus personnelle en prenant pour modèles des individus appartenant à des groupes marginalisés (travestis, handicapés, nudistes…) et en les montrant dans leur humanité plutôt que comme des bêtes de foire.
Diane Arbus a redéfini les limites de ce qui peut être photographié, montré, exposé, et a contribué à la normalisation et à l’acceptation de ces identités atypiques. Malgré un rôle majeur dans l’histoire de la photographie, elle reste relativement méconnue en France et dans le reste de la francophonie. Cette biographie retrace son parcours professionnel mais aussi sa vie personnelle et amoureuse ainsi que la dégradation de sa santé mentale durant les dernières années de sa vie.

Mon avis
Le nom de Diane Arbus est rentré dans l’Histoire de la photographie. Elle a mis du temps à s’en faire sa place avec ces photographies singulières. Les personnes mis au banc de la société à cause de leur particularité aussi bien physique que mentale l’inspiraient. Eux aussi ont le droit d’exister et d’être montré. Elle est difficilement satisfaite. La tristesse et la mélancolie deviennent des compagnes permanentes dont elle peine à s’en défaire. Pourtant elle essaie et pour ces proches ce n’est pas toujours facile d’être à ces côtés. Les sauts d’humeur ne manquent jamais. Ce qui est surprend dans la bande dessinée est qu’elle est représenté que de façon négative. Son caractère fait d’elle quelqu’un de détestable et difficilement aimable. Pourquoi faire un ouvrage consacré à une personne pour souligner plus son caractère que son talent. On nous décrit ces démarches artistiques qu’elle fait pour trouver son univers. Elle n’est jamais vraiment satisfaite. Les tirages sont faits par des personnes de l’atelier de son ex-mari. Ses filles ont peu d’intérêt dans sa vie. Elle a toujours besoin de soutien. Son amant refuse de quitter sa femme pour elle. On nous explique quelques photos et on voit des représentations de ces dernières. Le style graphique surprend car tout est bleu/mauve et fait avec un feutre. Les traits sont apparents donnant quelque chose de maîtriser avec le parti pris de laisser des traces. C’est à la fois intéressant et étrange. Le parti pris amplifie le sentiment d’angoisse permanent qui reste page après page. Cela semble cohérent car à la fin, elle se suicide de tristesse. On n’a pas envie d’en savoir plus sur le travail produit.

Une lecture déstabilisante qui ne donne pas envie d’en savoir plus sur Diane Arbus.

3 réponses à « Diane Arbus – Photographier les invisibles – Aurélie Wilmet »

  1. Avatar de belette2911

    C’est bien dommage, ça !

    1. Avatar de noctenbule

      J’aurais en voir plus sur son travail que c’était une personne détestable. Dommage.

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