Mrs Hemingway – Naomi Wood

Ernest n’est pas l’homme d’une seule femme. Après avoir volé leur cœur, leur amour et leur tendresse, il se lasse et les abandonne pour une nouvelle épouse. Un nom : Mrs Hemingway derrière lequel se sont succédées quatre femmes.

Lors d’une soirée pour se changer les idées suite au décès de sa mère, Hadley Richardson fait la rencontre d’un homme étonnant. Cela fait longtemps qu’elle n’avait pas profiter de cette effervescence, de cette vie, de cette énergie, de la musique, du bruit, des rencontres…. Cet émerveillement au monde ne laisse pas insensible Ernest Hemingway. Un homme qui attire aussi la convoitise des femmes que des hommes. Mais ce soir, c’est elle qu’il veut et c’est elle qu’il aura. Très vite Hadley devient Mme Hemingway. Dans la misère, ils se contentent de peu car ils sont ensemble et Ernest peu écrire. Le quotidien se ponctue de voyages et de rencontres avec d’autres artistes plus riches qui leur font profiter de leur fortune. Leur bonheur est parfait jusqu’au jour où ce qui devait arriver, arriva. Ernest posa son regard sur deux jeunes sœurs, belles et éblouissantes dans leur veste en peau de bêtes. Une amitié sincère se créée entre le couple et Pauline Pfeiffer dit Fife. L’amitié se transforma en un amour passionnel. Ernest doit épouser Fife. Hadley accepte le divorce et de garder leur fils, Bumby. Une nouvelle vie pleine de fougue, de passion et de lassitude se développa donnant naissance à deux garçons. Ernest continue de faire ces reportages de guerre. C’est en Espagne qu’il fait vraiment connaissance avec Martha Gellhorn, auteure et journaliste. Une femme intrépide qui fait chavirer l’auteur. D’ailleurs, il va lui dédicacer son prochain roman. Divorcer de Fife n’est pas une partie de plaisir car elle se sent trahie et abandonnée. La force de persuasion sera au rendez-vous et une nouvelle Mme Hemingway fait son apparition. Bien entendu, cette amour/désamour prendra fin quand Ernest rencontre Mary Welsh. Martha connaît l’homme et son passif. Elle décide de la quitter afin qu’il puisse se marier avec Mary, elle aussi journaliste. Le bonheur est au rendez-vous au début puis Ernest se laisse de plus en plus aspirer par des idées noires. Il boit de plus de plus, devient cruel et parfois violent. Malgré des cures pour soigner sa dépression, il ne reviendra pas l’homme d’avant. Une journée comme une autre, il mit fin à sa vie en se tirant une balle dans la tête. Son décès va laisser de nombreux cœurs brisés et une œuvre inachevée.

 

 

 

 

 

 

Difficile de résumer simplement le roman tellement il est danse. Naomi Wood nous emporte dans la vie pleine de rebondissements d’Ernest Hemingway. Un nom qui encore aujourd’hui évoque un auteur curieux, passionné et intrépide. Mais grâce au roman, on apprend son horreur du vide et de la solitude. Il sait se montrer charmeur, prévenant et aimant. Mais entre ces moments la noirceur lui procure des sauts d’humeur terribles où l’alcool n’arrange rien. Ces épouses ont toujours été là pour le soutenir et être à ces côtés dans ces moments difficiles. Il savait se montrer reconnaissant. Quand une certaine habitude s’installait pour lui il allait voir ailleurs. La fidélité n’a jamais été son truc et il a toujours eu des aventures à droite à gauche. Cependant le mariage, il était prêt à s’engager et faire mieux qu’avant, ce qui n’était jamais le cas. Il devait se lasser de l’amour qu’on lui portait. Car cette amour, cette passion qu’on lui offre se résume assez bien par l’attachement de ces femmes. Fife a même laissé une nounou s’occuper de ces enfants pour suivre son mari. L’amour est au centre tout et cela qui permet à l’homme de rester à peu près stable. Il finit quand même par se tirer une balle dans la tête comme son père.

L’auteure a fait un véritable travail de recherche pour nous plonger au cœur de sa vie, de ses rencontres, de ces voyages. On est dans l’ambiance des soirées avec Sara et Scott Fitzgerald, on découvre l’obsession qui passe au harcèlement d’Harry Cuzzemano ou tout simplement on vit le quotidien dans les belles maisons qu’ils habitent. Le lecteur se sent proche d’eux dans les tourments de la vie. L’écriture est très bien maîtrisée et d’une justesse touchante et sans détour. Une fois que l’on commence à lire, on se sent emporté dans l’histoire et on ne peut s’arrêter qu’à la toute dernière page. Celle où l’on s’attend à la mort de notre héros tragique.

Un roman qui vous emporte dans la vie d’un auteur torturé et de femmes passionnées.

Une réflexion sur “Mrs Hemingway – Naomi Wood

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