La Papeterie Tsubaki – Ito Ogawa

Hatoko revient dans sa ville natale suite au décès de sa grand-mère pour reprendre le métier d’écrivain public. Une fonction qu’elle n’a pas choisie mais qui au final lui donnera les clés du bonheur.

Pour certain un héritage est un cadeau et d’autre une destinée. Hatoko a grandi avec sa grand-mère très économe en affection. Par contre d’une très grande sévérité surtout dans l’apprentissage minutieux de la calligraphie. Pendant que ces amis partaient en vacances ou s’amusaient, elle apprenait à écrire d’une belle plume. Sa grand-mère la formait à sa succession au métier d’écrivain public. Mais un jour à l’adolescence, une envie de liberté l’incita à quitter la maison familiale. Elle n’y reviendra qu’à la mort de sa grand-mère pour reprendre la papeterie Tsubaki. Le chemin qu’elle devrait suivre adulte était écrit. Elle marchera dans les pas de son ancêtre. A son tour, elle répond aux demandes des clients qui lui demandent des cartes de vœux, des lettres de condoléances, des lettres de rupture ou des lettres d’amour. Chaque détail à son importance que cela soit le papier, l’encre choisit, la typologie de l’enveloppe ou le motif du timbre. Tout est message alors il faut trouver le juste équilibre. Un art qu’elle maîtrise à la perfection car les destinataires prennent bien en compte la communication reçue. Sa réputation devient grandissante et son épanouissement au travail se fait progressivement. Au fil des textes qu’elle écrit et des rencontres, son passé prend une autre couleur. Des couleurs chatoyantes et chaleureuses qui lui redonnent goût au bonheur. Et surtout qui lui permettent de croire de nouveau en l’amour et dans la famille.

Ito Ogawa affirme sa plume pleine de douceur et de délicatesse dans son dernier roman. J’avais été emporté par sa poésie avec « Le restaurant de l’amour retrouvé ». On retrouve son style particulier. Elle sublime un personnage qui en apparence n’avait rien de spécial. Puis petit à petit, sa personnalité prend forme ainsi qu’une capacité exceptionnelle. Dans son premier roman, c’était une cuisinière qui grâce à sa grand-mère avait appris la cuisine. Et grâce à sa sensibilité a trouvé une façon de préparer des plats adaptés à chaque personne. Dans ce roman, une femme qui développe son don dans la calligraphie et l’importance du message. Une fois encore, la grand-mère morte fait le lien avec le passé. Un passé difficile qui montre les efforts qui ont été fourni pour devenir quelqu’un de bien et de stable. Puis vient la passion et le talent qui éclosent aux yeux du lecteur. L’importance d’écrire, le rapport sensuel entre l’encre et le papier, le choix de la précision du timbre… ces détails qui montrent l’importance des petites choses. Des descriptions qui m’ont évoquées de nombreux souvenirs comme le plaisir de toucher du papier, le fait de choisir celui qui convient quand je fais des cartes, tester sa souplesse, parfois son odeur. Créer pour quelqu’un et lui envoyer, est une façon de faire un peu don de soi. Un lien sensuel qui développe le bien-être et la socialisation. D’ailleurs, se service lui permettra de rencontrer de nombreux habitants de lier des liens d’amitié solide et aussi de rencontrer enfin l’amour.

Un roman qui se trouve être une bouffée d’oxygène mêlant avec simplicité l’écoute, la patience, le partage et la bienveillance.

Lire l’avis de Malecturothèque : « La papeterie Tsubaki est un roman bourré d’émotions, à la plume belle et délicate ; le lire est une véritable caresse, une invitation à l’écriture. J’ai passé un merveilleux moment. »

4 réflexions sur “La Papeterie Tsubaki – Ito Ogawa

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