De l’art de dire des conneries – Harry G. Frankfurt

Le mensonge, est-ce quelque chose d’utile? Pouvons-nous vivre sans dire des conneries? Certains en fond même un art et d’autre en fond même la thématique de leur livre. Mais que veut nous dire Harry G. Frankfurt? 


4ème de couverture
L’un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l’omniprésence du baratin. »Ce court essai, dont le titre original est On bullshit, a toutes les apparences du sérieux, bien qu’il s’agisse d’une théorisation de ce que l’on appelle communément le baratin ou les conneries.L’un des plus grands philosophes américains, Harry Gordon Frankfurt (né en 1929), professeur émérite à Princeton, se penche sur le sujet : un petit livre de référence pour ne plus jamais confondre connerie avec fumisterie, foutaise, baliverne ou sornette, et repérer à coup sûr tous les baratineurs.


Ce que j’en ai pensé? 
On ne parle pas de l’art et de la manière pour mieux mentir dans son quotidien. Ce texte est un discours que Harry G. Frankfurt lors d’un groupe de travail à Yale. Depuis 1984, ce petit livre n’arrête pas d’être publié et il a même eu le droit à un gros bandeau rouge : « Le livre culte ». J’avoue, ce titre m’a incité a acheté le livre. D’habitude, les livres cultes n’ont pas besoin d’être signalé. Mais l’art de dire des conneries est assez intriguant. J’en dit pas mal à l’occasion. L’auteur aussi puisqu’il a choisit ce sujet et il va nous dire qu’elles sont  les raisons qui l’ont amené à choisir  ces «conneries», mais aussi ce «baratin», cette «fumisterie», ce «mensonge» ou de l’«enfumage». Il parle  de son omniprésence : «Le domaine de la publicité, celui des relations publiques, et celui de la politique […] abondent en conneries si totales et absolues qu’elles constituent de véritables modèles classiques de ce concept.». En cherchant bien, vous trouverez de nombreux exemples. Il y a même des catégories comme enfumeur, menteur ou baratineur. «Un menteur tient compte de la vérité et, dans une certaine mesure, la respecte […] ; le menteur pense obligatoirement que ses déclarations sont fausses. A l’inverse, le baratineur n’est pas tributaire de telle contrainte : il n’est ni du côté du vrai ni du côté du faux.»

Bref, si vous aimez le mensonge ou vous voulez en savoir plus, vous savez quoi lire.

L’avis de A bride abattue : « Le livre est court, intense. »

L’avis Les chroniques culturelles : « C’est à la fois drôle, jouissif intellectuellement, pointu et éclairant.« 

Une réflexion sur “De l’art de dire des conneries – Harry G. Frankfurt

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