Mattéo est revenu du bagne mais pas totalement pareil. Toutefois, une chose anime encore son coeur : une femme. C’est lors des vacances des premières congés payés qu’il revenir chez lui et c’est un autre monde qui va s’ouvrir à lui.
4ème de couverture
C’est le temps du Front populaire. Dix-huit ans plus tôt, au retour de Russie, après la mort de Gervasio, après aussi que Juliette lui a appris la naissance de son petit Louis, Mattéo s’était livré aux gendarmes : toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt pour désertion, il fut condamné aux travaux forcés, et envoyé à Cayenne. Ayant purgé sa peine, Mattéo s’installe en région parisienne, où il retrouve son ami Paulin et Amélie, l’infirmière qu’il avait connue à la guerre.Août 36. C’est le bonheur des premiers congés payés. Accompagné de Paulin, d’Amélie et d’Augustin, le compagnon de celle-ci, Mattéo revient, pour la première fois depuis longtemps, à Collioure. Comment sa mère va-t-elle l’accueillir ? Et Juliette et son fils Louis, que sont-ils devenus ? Août 1936. C’est la liesse des bains de mer et des bals populaires. Mais de l’autre côté des Pyrénées, dans l’Espagne toute proche, le bruit et la fureur de la guerre civile se font de plus en plus entendre. Et Mattéo, le fils d’anarchiste espagnol, malgré l’indifférence au monde dans laquelle la douleur de Cayenne l’avait plongé, dresse de plus en plus l’oreille. Légère et enjouée, cette comédie, finement ciselée, virera au questionnement dramatique. Une fois encore, la réalité finira par rattraper Mattéo, et par le prendre méchamment par le col.

Ce que j’en ai pensé?
J’ai été surprise de trouver dès le début Mattéo dans sa ville natale. Je m’attendais à le retrouver directement au bagne et que l’auteur aurait pris le choix de raconter la vie dans ces lieux. Mais non, on retrouver le personnage où on le retrouver toujours, dans sa ville natale. On le retrouver 15 ans plus tard, un peu plus maigre, il a un peu changé. Mais le sang de l’anarchiste coule toujours dans ces veines et l’amour pour la même femme sont toujours là. Après la première guerre mondiale, la révolution russe, Jean-Pierre Gibrat parle d’un autre évènement marquant : les congés payées.

Cela aurait pu être trop simple comme thématique alors pointe la guerre d’Espagne et au loin la seconde guerre mondiale.

J’ai l’impression que la couleur a changé avec des couleurs plus vives et plus dynamique. Même l’histoire a plus de volumes et est plus construite. Le récit ne tourne pas uniquement autour de Mattéo. Pour une fois on en apprend plus sur Paulin, l’ami aveugle, la belle Amélie et d’autres personnages du village ou pas trop loin. Il y a plus d’interactions et de complexité dans le récit. Toutefois, on retrouve la présence de son premier coup de coeur avec qui il va refaire l’amour. Il est partagé sur l’avenir avec elle. Les femmes se ressemblent encore qu’elles soient habillées ou nues. Le dessinateur maîtrise à merveille les corps des femmes qu’il doit sincèrement aimer. J’ai plus apprécié que les précédents tomes et j’ai envie de retrouver notre Mattéo en Espagne. La déception va t’elle être encore au rendez-vous?

Un tome que je trouve plus travaillé que les autres. J’ai envie de lire la suite qui peut-être sera la clôture de la série.

Répondre à Bilan culturelle novembre 2017 | 22h05 rue des Dames Annuler la réponse.