Neige – Maxence Fermine

Unknown-1C’est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps.

Un matin, le bruit du pot d’eau qui éclate dans la tête fait germer une goutte de poésie, réveille l’âme et lui confère sa beauté.  C’est le moment de dire l’indicible. (…) Un matin, on prend le temps de se regarder vivre. 

Ecrire c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une oeuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c’est avancer pas à pas, page après page sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe. 

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4ème de couverture
C’était une nuit de pleine lune, on y voyait comme en plein jour. Une armée de nuages aussi cotonneux que des flocons vint masquer le ciel. Ils étaient des milliers de guerriers blancs à prendre possession du ciel. C’était l’armée de la neige. Au Japon, à la fin de XIXe siècle, le jeune Yuko s’adonne à l’art difficile du haïku. Désireux de perfectionner son art, il traverse les Alpes japonaises pour rencontrer un maître. Les deux hommes vont alors nouer une relation étrange, où flotte l’image obsédante d’une femme disparue dans les neiges. Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l’amour ont la fulgurance du haïku. On y trouve aussi le portrait d’un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s’affronte aux forces de la vie.

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Un délicat flocon de neige tombe et cache une poésie que peu de gens perçoivent. Le jeune japonais, Yuko, veut devenir poète et écrire des haïkus sur la neige. Son talent se fait remarquer et va voir le monde autrement grâce à l’enseignement d’un maître et de l’amour. Un autre homme naît qui apprend la couleur.

Une belle ode à l’art et à l’amour. Le livre est tout petit et structuré en petit chapitre. Très vite, je me suis laissée séduire et j’ai préféré prendre mon temps pour apprécier la lenteur des scènes. Tout comme un flocon de neige qui tombe tout doucement, on découvre l’harmonie des paysages, la douceur de la blancheur, la tranquillité du Japon traditionnel.

Un exquis voyage qui se savoure avec délice.

L’avis de Métaphore : metaphorebookaddict.wordpress.com/2011/12/31/neige-maxence-fermine/ 
L’avis de Yuko : art-enciel.over-blog.com/article-21825398.html

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5 réflexions sur “Neige – Maxence Fermine

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  2. C’est vrai que Soie et Neige s’assemblent…Je les ai d’ailleurs lus à la suite ^^ un très bon moment pour moi, une lecture ravissante 🙂 à bientôt !

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