Après un grave accident, Julia Hill décide de changer de vie. Le monde ne tourne plus vraiment rond et elle décide d’être un rouage dans le renouveau. Alors elle s’active dans la lutte, elle fera la différence.

4e de couverture
D’après une histoire vraie. L’aventure incroyable d’une jeune fille au courage extraordinaire qui décida un jour de sauver un séquoia géant des bûcherons en restant à son sommet jusqu’à ce que le projet de l’abattre soit abandonné !

Mon avis
Il y des années, des hommes ont investi dans l’achat de forêt dans l’objectif de vendre du bois. La Pacific Lumber a été fondée en 1863 où elle acquiert d’immenses parcelles de forêt. Les Murphy faisaient couper juste ce qu’il fallait de bois pour survivre et d’avoir une entreprise pérenne. En 1985, la compagnie texane Maxxam la rachète et procède à une autre gestion de la forêt. Ils veulent optimiser les rendements et font procéder à des coupes claires. Tous les arbres sont abattus sans exception. Cela amène à des catastrophes car sans arbre pour retenir la terre, des coulées de boue se produisent à l’image de celle de Stafford en 1996. « Pour lutter contre ça, le gouvernement envisage de racheter des terrains à la Pacific, du côté de Headwaters, pour en faire une réserve forestière. Ailleurs, il y a les actions des associations écologistes, comme Earth First! et ici, il y a nous deux, pour protéger Luna le plus longtemps possible. » Pour protéger des arbres centenaires, se sont des personnes ordinaires qui décident de mener des actions pour changer les choses. Le 10 décembre 1997, Julia décide d’occuper un séquoia millénaire pour éviter qu’il soit couper juste pour faire des planches. Au début, c’était juste faire un tree sitting d’une semaine dans Luna. Puis pourquoi rester si peut de temps? Progressivement, elle tisse une relation un peu particulière avec l’arbre et découvre la biodiversité riche avec laquelle elle cohabite. Les soucis n’ont pas manqué comme une terrible tempête qui dura 6h00 lié à El Nino et aussi les bûcherons qui tentèrent de couper l’arbre avec elle dessus. Puis ils ont fait un sitting en bas de l’arbre pour l’insulter, l’humilier et aussi empêcher tout ravitaillement. Cependant il en faut d’autre pour éviter que l’on vienne en aide. Puis les médias viennent à sa rescousse en relayant son isolement. Elle touche tous les Etats-Unis d’Amérique même des scolaires. Les gens lui écrivent pour lui montrer son soutien. Grâce à ça sa détermination ne faillira presque jamais. L’équipe initiale laisse tomber et c’est 5 hommes pleins d’idée, d’énergie et de bienveillance qui prennent le relais. Parce que pour permettre à l’arbre de ne pas finir couper, elle restera 738 jours dans l’arbre. Une détermination incroyable qui méritait bien entendu une bande dessinée pour montrer cette femme incroyable. Et aussi il est important de rappeler qu’il existe des combats qui peuvent être mené sans violence. La violence de la part des propriétaires, de ceux qui bénéficient de privilèges, elle est bien présente. Sans ça, est-ce que l’on pourrait sensibiliser à la protection des forêts? Juste en faisant des pétitions que les pouvoirs publics mettent à la poubelle. Grâce aux relais médiatiques, sa capacité à pouvoir expliquer, se défendre quand on l’attaque, elle arrive à trouver des relais de soutien. Grâce à ça, elle arrive à avoir la protection de l’arbre. Malheureusement, l’arbre a été en partie couper clandestinement sans que le coupable soit identifier. Une grosse rustine est arrivée à sauver l’arbre. Pour la protection de la nature qui protège l’humain, qu’est-ce que l’on est prêt à faire? En tout cas, on est en admiration devant la détermination de Julia Hill qui a changé son rapport à la forêt. D’ailleurs, elle a écrit un livre sur on action « De sève et de sang ». Aucun doute que l’on pourra ainsi avoir un autre regard sur sa lutte. Il est important de voir qu’il existe différent niveau de combat et qu’il faut agir pour ses idéaux.

Une lecture coup de coeur qui montre que la détermination d’une personne soutenue par un collectif peut faire la différence.

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