Couv_214303

Pas besoin d’avoir fait des études spécifiques pour devenir détective. Miss Crumble allie ces charmes et un grand talent de déduction pour confondre les criminels. Quand on s’en prend à ces proches, elle est encore plus agile.

Delcourt avait précédemment lancé un concept de one-shot avec le thème 7 du genre les 7 samouraïs. Herik Hanna et Eric Canete ont proposé 7 Détectives où l’on pouvait retrouver sept enquêteurs charismatiques. Ce sont ces personnages qui vont avoir un album chacun. Le premier tome ouvre le bal avec Miss Crumble. Ne vous trompez pas sur le personnage suite à son nom. Elle n’est friable et fragile. Sans aucun doute, elle possède des atouts de poids et surtout un sacré caractère.

MissCrumble-CouvertureFB

Miss Crumble est une ancienne institutrice qui profite de la tranquillité de vie à Sweet Cove, en Angleterre. Elle ne tolère pas pour autant les chapardeurs qui viennent lui voler ces fraises. Surtout ce petit gamin qui a un sale caractère : James Cook. Son temps libre, elle l’occupe dans son potager mais aussi autour de tasse de thé et de tartes. D’ailleurs, c’est lors d’un de ces moments de partage avec ces voisines, qu’elle apprend que compte Crackersmith, porté disparu pendant la Grande Guerre, revient au village, à la fin de cette dernière.

A l’occasion de son retour, son épouse décide d’organiser une grande fête. Le souci, c’est que la mort frappe plus d’une fois et Mlle Pumcake, se fait agresser sauvagement. L’inspecteur Pym connaissant le passé très glorieux de l’ancienne institutrice va lui demander de l’aider car il a bien du mal à trouver des coupables suite à cette succession de meurtres. Et a qui peut bien appartenir ces traces de bottes sur le sol? Bien entendu, les choses ne sont jamais ce qui semblent être. Il faut se méfier de tout et surtout de tout le monde. Mme Crumble va comprendre entre les lignes ce qui se passe et va résoudre l’énigme.

Mon avis
La couverture a quelque chose d’intriguant. Elle fait ancienne avec le papier peint à rayure avec différentes nuances de rouge et une femme séduisante avec un regard suspicieux. A la main, une arme d’une grande importance pour elle : une tasse de thé. Mme Crumble en impose dès la couverture et on sait qu’elle va devoir faire face à un meurtrier grâce à l’ombre d’un couteau. L’esprit du Cluedo veille. On ne doute pas qu’elle puisse y arriver. Cela se vérifie même assez vite juste en feuilletant rapidement les pages. Elle apparaît tout le temps. Tout comme une autre femme, ce qui donne un indice sur qui peut-être derrière les crimes.

Dès la première page ce qui saute aux yeux c’est la densité du dialogue. On nous explique de long en large ce qui se passe, ce que l’on doit comprendre, le passé des gens… D’ailleurs, cela rend la lecture assez pénible. Cela demande de la concentration car les images servent principalement d’illustration aux propos. A t’on vraiment besoin que l’on explique autant de chose? Herik Hanna devait craindre que l’on n’ai pas assez d’informations. Alors il en rajoute des tonnes et par conséquent, on ne s’y Le mystère n’est pas vraiment au rendez-vous car on nous donne tout trop vite. On sent que dans tous ces éléments, il y a quelque chose d’autres pour nous surprendre. Sauf que cela alourdit l’histoire. Tout semble faux car c’est exagéré et pas crédible. Le dessinateur, Sylvain Guinebaud n’oublie pas les détails et aiment les gros seins. On ne manquera pas de voir des gros plans sur des décolletés débordant. Faut-il ça pour rendre un personnage féminin intéressant? Comme rebondissement, la méchante retire son corset et montre une poitrine très opulente. Pour ne pas montrer que c’est juste une création de pervers pour pervers, on invente un prétexte pour l’histoire. Dire qu’on peut mieux séduire des hommes avec des gros seins, souligne surtout que les hommes pensent bien souvent à leur service trois pièces. Autre point gênant, une femme grosse, qui n’arrête pas de manger, qui est bête et n’arrête pas de colporter des ragots. Quand elle veut aller chez son amie, Mme Crumble, elle reste coincée dans la porte d’entrée. Il faut la pousser, prendre des outils pour la faire passer. Une représentation discriminante censée être drôle. Un runing gag éculé et qui n’apporte rien du tout à l’histoire. C’est juste humiliant. La grossophobie a de beaux jours encore devant elle. Les couleurs de Lou sont assez ternes et apporte un côté vieillot au récit. Un choix pour être plus fidèle à l’esprit so bristish des années 20. Tout comme les révélations qui se font autour d’un thé et d’un gâteau à l’orange.

Une lecture qui montre une autre façon d’être détective. Dommage que cela explore plus les fantasmes masculins comme prétexte à montrer des femmes hypersexualisée.

9782756034973_p_4

 

Laisser un commentaire