
La préservation des poissons est un enjeu nécessaire pour la société. Des experts se rendent à Madagascar pour protéger le Joba Mena. Ils ont trois semaines pour mettre en place les premiers échelons.
4e de couverture
Novembre 2022. Singeon, un auteur de bande dessinée, par définition « casanier », embarque dans une expédition scientifique de trois semaines à Madagascar, à la recherche d’un poisson d’eau douce, le Joba Mena, dont on a cru il y a une dizaine d’année qu’il était une espèce éteinte.
Pendant trois semaines, en avion, en jeep ou à pied, Singeon va arpenter les routes malgaches, et nous raconter avec beaucoup d’humour, son aventure de « poisson hors de l’eau » et tout ce qu’il va découvrir sur les poissons de rivière et d’eau douce, les espèces en voie d’extinction et la mobilisation scientifique pour les préserver.
Mon avis
Il est rare de trouver des bandes dessinées qui parlent d’une démarche de préservation d’un poisson. Des experts ont décidé de faire une mise en récit d’une expédition à Madagascar. Singeon part à leurs côtés et il prend plaisir d’être là. La fine équipe embarque en novembre 2022 pour trouver un poisson d’eau douce, le Joba Mena. A t’il vraiment disparu? Il se trouve que non et il faut permettre à ce dernier de se développer. Par chance, il trouve quelques passionnés qui vont les aider. En cours de route, on découvre un pays très complexe avec des enjeux différents selon les endroits. Les routes de mauvaises qualités sont signes d’un grand bouleversement global. La pauvreté règne partout et tout est bon pour survivre. Donc comment vouloir sensibiliser les populations à la préservation des poissons, de l’eau et autre quand eux des problématiques à court terme? Indéniablement, protéger leur environnement leur permettra d’avoir des compensations positives dans le temps. Une démarche va débuter avec des enfants pour leur espérer un avenir plus prometteur. Le bédéaste admire les paysages et s’en donne à coeur joie dans sa publication. On sent la complicité avec ces collègues les scientifiques qui font de la vulgarisation. Ce qui est intéressant repose sur l’implication des politiques locales. Il faut flatter les pouvoirs politiques en place pour qu’aussi ils acceptent la démarche et voir qu’ils donnent un micro coup de main. L’argent est important. Les scientifiques ont aussi peu de moyen pour la mission donc le système D est obligatoire avec des chaussettes, de la colle en tube et d’autres trucs et astuces. On n’a pas le temps de s’ennuyer et on apprend beaucoup de choses. Une démarche intéressante assez complète qui donne à voir ce qui reste assez confidentiel. Il raconte son séjour et ce qu’il voit. Par contre, il n’y a pas de démarche critique sur la politique scientifique et culturel aussi bien de la France que de Madagascar. Si vous cherchez quelque chose autre qu’un récit d’un voyage scientifique vous allez être déçue. Sinon, vous aurez une vision de c’est le boulot des gens qui bossent par exemple à l’aquarium tropical de Paris.
Un voyage assez curieux et instructif sur des démarches de scientifiques pour protéger des poissons et sensibiliser des populations sur les richesses malgré la grande pauvreté.
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