La gare fonctionne parfaitement grâce à une femme. Le jour où elle tombe amoureuse, les problèmes commencent à arriver. Quand elle l’emprisonne, c’est la révolte qui règne.

4e de couverture
À 45 ans, Hannah, directrice d`une gare tentaculaire, tombe amoureuse pour la première fois. Elle a croisé Adam dans une soirée, mais lui se souvient à peine d`elle et s`apprête, de toute façon, à rentrer chez lui, à l`étranger. Alors Hannah commet l`irréparable : elle utilise son pouvoir pour empêcher l`élu de son coeur de quitter le territoire, en faisant invalider son passeport. Dans l`illégalité, Adam, ignorant qu`il est victime d`une machination, n`a d`autre choix que de rester auprès de cette femme étrange et séduisante qui lui porte secours, le temps que sa situation se régularise. Entre eux deux se nouent une passion aussi folle qu`elle n`est pas censée durer… Mais pataugeant dans des émotions qu`elle ne sait pas gérer, Hannah perd peu à peu pied et délaisse les foules d`usagers dont elle a la charge d`assurer la bonne circulation. L`amour grandissant, c`est toute une immense mécanique bien huilée, celle de la gare, qui se grippe…

Mon avis
Le choix de la bd s’est fait par recommandation. Sinon, la probabilité de se plonger dedans était presque nulle. La couverture n’incite pas à vouloir aller plus loin. Pourtant, quand on prend le temps de bien regarder, elle fourmille d’actions en tout genre tels une manifestation, une dispute d’un couple, l’arrivée massive de policiers, des passants de transports en commun… Après lecture, on se rend compte que tous les éléments du récit sont là. Cela permet aussi d’apprécier le style graphique assez singulier. Les traits noirs sont très marqués et cela déforment les visages. Pour les couleurs, pas de nuance, c’est du brut de couleur douce. Tout cela rend l’entrée dans l’aventure un peu plus difficile. On découvre une femme qui gère la complexe gare fréquenter par des milliers de gens. Le jour où elle tombe amoureuse, sa rigueur peine à rester. Quand son coup de coeur tente de rentrer chez lui retrouver sa femme, elle l’empêche pour qu’il reste à ces côtés. Très vite, le gars se lasse et veut partir. Ainsi commence un jeu de chat et de la souris ayant des conséquences très graves. En effet, on n’a pas le temps de s’ennuyer, est-ce suffisant? On n’est pas happé pour autant. L’énergie est là tout comme l’excès du personnage centrale. C’est une expérience de lecture qui n’était pas si agréable.

Une gare perd sa fluidité quand sa boss perd pied.

2 réponses à « La Gare – Raphaël Geffray »

  1. Avatar de belette2911

    Alors, je passe sans regrets 😉

    1. Avatar de noctenbule

      Tu as bien raison 😉

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