Quand on a mal, on espère que les médecins proposent des solutions. Malheureusement, l’incompétence de plusieurs professionnels de la santé se font et laisse dans la souffrance. Jusqu’au jour où quelqu’un pousse plus loin les examens et pause le bon diagnostic.

4e de couverture
Une maladie de Crohn détectée sur le tard, une hospitalisation difficile et un carnet de croquis comme bouée de sauvetage…
Pozla nous plonge dans un voyage graphique détonnant, témoignage brut imprégné d’autodérision, d’humour et de poésie.

Mon avis
Rien qu’au titre et à la couverture, impossible de ne pas être intrigué. Presque tout le monde sait que lorsqu’on a besoin d’un médecin capable d’écouter, sans jugement, sans trop de biais est difficile. D’autant plus quand on a un mal qui ne rentre pas dans la bobologie ordinaire. Trouver un médecin qui peut traiter une maladie rare est un parcours du combattant. Après plusieurs années Pozla a trouvé cette personne qui a prescrit les bons examens pour avoir la bonne réponse. Le diagnostic est sans appel, il est atteint de la maladie de Crohn. A partir de là, il faut agir et soigner pour limiter les douleurs. Pozla décrit magnifiquement sa perception interne. La douleur est très parlante et aucun doute que plus d’un lecteur se reconnait dedans. Son style assez particulier avec de nombreux fins traits noirs renforce la compréhension des différents troubles. Il décrit d’une part ce qu’il ressent et aussi ce qui se passe dans le monde hospitalier. Les éléments font vrais parce que pour la plupart ont été réalisés en direct. Le jeu de parfois du noir et blanc et parfois de la couleur apporte beaucoup pour comprendre le ressenti. Impossible de ne pas entrer en empathie avec le bédéaste. Surtout qu’il rend un belle hommage à sa femme, présente toujours à ces côtés et qui le soutien, tout en s’occupant de leur enfant. L’amélioration de sa vie s’est fait aussi grâce à sa présence et sa bienveillance. Le retour à un quotidien presque ordinaire s’est fait par un autre choix de nourriture. Les réponses aux mieux vivre ne viennent pas toujours des médecins. Un témoignage très précieux qui souligne la difficulté à trouver un souci et les étapes pour aller mieux. Il apporte beaucoup d’humour dans cette période très pénible. Les toilettes prennent la parole en sublimant leur lien assez spécifique. Même parler de défécation n’est pas sale. Du piquant se fait à travers le regard de corbeaux qui parient sur le retour ou non du gars par la case hôpital. La maladie de Crohn est très peu abordée dans le 9e art donc l’importance est d’autant plus marquée pour mieux la comprendre et apprendre.

Un témoignage très intéressant à lire qui montre la souffrance globale d’un corps, de l’esprit et de son entourage face à une maladie.

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Bienvenue dans cette immersion dans le monde fabuleux du 9e art.