
Qu’importe combien tu peux lui proposer, l’Undertaker à des convictions. Il n’a aucune raison de changer d’idée et de ne pas lutter contre l’injustice. Et qui se met sur son chemin va en payer le prix, ancien ami ou pas.
4ème de couverture
Dans L’Indien blanc, Sid Beauchamp était chargé par Joséphine Barclay de retrouver la dépouille de son fils, Caleb, réduit en esclavage par les Apaches et enterré au coeur des terres interdites d’Arizona.
Pour mener à bien cette mission, il a fait appel à Jonas Crow, son ami de jeunesse devenu croque-mort. Ce qu’il ne lui a pas dit, c’est qu’il a lui-même empoisonné Caleb. Et que celui-ci, marié à une Indienne nommée Salvaje, avait embrassé la cause du peuple Apache sous le nom de guerre d’Indien Blanc.
De retour avec le cadavre de Caleb, Salvaje et Chato, l’enfant né de leur union, Beauchamp savoure son triomphe. Il va enfin pouvoir épouser Joséphine, la femme la plus riche de Tucson.
À condition que Jonas Crow s’en tienne à la version officielle et ne révèle à personne que Sid est responsable de la mort du jeune homme. Mais Salvaje, avec l’aide de Jonas, est bien décidée à venger la mémoire de l’Indien Blanc…
Ce sixième tome de la série, servi par la maestria graphique de Ralph Meyer, associé pour les couleurs au talent de Caroline Delabie, et l’imagination puissante de Xavier Dorison, confirme la place d’Undertaker au sommet du western en bande dessinée.

Mon avis
On a connu l’ennui avec Blueberry. Ralph Meyer et Xavier Dorison ont décidé de rafraîchir les codes du western. Fini le culte du héros, homme blanc, cinquantenaire, qui veut toujours défendre la femme et les orphelins car son honneur est en jeu. Le poids du monde pèse sur ces épaules et son égo surdimensionné. Fini les blagues lourdes et potaches des « Tuniques bleues ». Le duo a décidé de monter d’un niveau l’exigence scénaristique et graphique. Même le 48CC peut aller se rhabiller. On garde en grande partie les codes du genre.
Par contre en terme de scénario, on va chercher plus loin, plus précis, plus exigeant, plus humain. On s’attache aux personnages qui nous semblent vrais et authentiques. Dès les premières pages, nous sommes transportés au coeur de complot. Ce dytique ce termine sur une note positive et pleine d’espoir pour notre croque mort préféré. Il en a vue des morts injustes, des guerres de territoires où l’on tue sans pitié des indiens pour de l’argent, En aucun cas, il se montre comme celui qui détient la vérité mais comme celui qui a des principes. C’est l’horreur qui lui a fait prendre un autre chemin et accepter la résilience. L’injustice, il ne supporte pas ça et quand il est embrigadé malgré lui dans des combines, il fait au mieux. On a le droit à des phrases chocs et percutantes comme « Qui sème la tempête récolte du plomb » (p. 59). Impossible de ne pas faire le rapprochement avec l’inspecteur Harry : « Les avis c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un ».
Ce tome se dévore d’une traite sans jamais s’ennuyer. On voudrait poursuivre encore l’aventure à côté de l’undertaker au passé bien sombre. Que cela soit texte, image et couleur, notre trio propose toujours une histoire aussi forte, ingénieuse, piquante, drôle et dramatique. Ils exploitent à merveille les travers des humains en utilisant la psychologie humaine et sa représentation. Un ouvrage à avoir impérativement dans sa bibliothèque et à offrir aux amoureux des cow-boys, indiens et armée.
Une série qui ne cesse de surprendre avec plaisir son lecteur qui ne veut qu’une chose, les retrouver.
L’avis de Belette : « Une excellente série western à découvrir, si ce n’est déjà fait ! »

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