Ikigami. Préavis de mort – Tome 9 – Motorô Mase

Fujimoto se sent de plus en plus perdu. Il poursuit avec sérieux son travail en l’interrogeant. Le doute devient plus prégnant surtout avec l’arrivée d’une guerre probable.

4e de couverture
Menacé à l’extérieur par les agressions répétées de la Fédération, le pays est aussi en proie à des conflits internes. Progressivement, la contestation s’organise et s’intensifie contre la loi de prospérité nationale.
Confronté à une jeune infirmière se soulevant contre l’immoralité de la loi et à deux familles replongées par l’Ikigami dans de sombres souvenirs de la guerre, Fujimoto se retrouve forcé de regarder son immobilisme en face. Pour lui comme pour beaucoup de citoyens, l’heure du choix semble venue.

Mon avis
Le tome 9 est beaucoup plus épais que les tomes précédents. Normal quand on voit la densité des histoires beaucoup plus complexes et fouillées. Quel régal à lire. Motorô Mase approfondi vraiment tout ce qu’il avait entamé auparavant. Trois éléments ressortent de la lecture. Le premier repose sur Fujimoto et son travail. Il s’applique toujours autant dans sa tâche de remettre l’ikigami. Pourtant, en s’intéressant auparavant aux gens et en voyant ce qui se passe après il s’interroge de plus en plus sur le sens de son travail. Il ne peut rien dire à personne ce qui le ronge grandement. D’ailleurs, il commence à perdre pied. Où est la logique de tuer sa force vive et de détruire autant de familles? Sa supérieure a identifié qu’il pourrait devenir un élément subversif s’il est sous mauvaise influence. A lui de faire les choix les plus judicieux en connaissance de cause. Puis il y a la conscience qui devient plus collective. Des mères, des professionnels de la santé débute leur rassemblement pour en finir avec le meurtre organiser des enfants. Dans le plus grand secret, le groupe prend de l’ampleur. On ne doute pas qu’il y aura des conséquences à gérer par la suite. Surtout qu’il y aura un lien indéniable avec le troisième aspect avec l’approche d’une guerre. Les ennemis se rapprochent et la sureté de la nation est remise en cause. La rumeur court que se sont les rebelles qui iront au front. Leurs vies valent-elles moins que celles des autres citoyens? Personne ne devaient s’engager dans le conflit. Jusqu’où cela va aller? Qu’elle va être la limite du raisonnable et de l’acceptable?

Les circonstances amènent parfois à la société de faire des choix. Les politiques peuvent-ils maîtriser une population en colère

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