20th century boys – Tome 6 – Naoki Urasawa

La loi du plus fort est-elle vraiment la seule valable? Quelques individus veulent croire que non. Seront-ils assez solide pour affronter Ami?

4e de couverture
Les relations que Kanna entretient avec certains habitants de Kabukichô l’amènent à rencontrer puis à protéger le témoin du meurtre du jeune chinois découvert dans une ruelle. Et tandis qu’Ami et ses acolytes continuent de semer la terreur, l’inspecteur Chôno lui offre son soutien. Au milieu de la baie de Tokyo, un prisonnier est toujours vivant dans sa prison-forteresse « la luciole des mers ». Survivant du « nouvel an sanglant » il tente de s’échapper pour sauver le « dernier espoir » et révéler la vérité sur la paisible ville de Neotokyo, totalement contrôlée par Ami.

Mon avis
Dès les premières pages, on est plongé au coeur de l’action. Kana est une jeune femme avec une volonté et une force incroyable. Comment ne pas tomber sous son charme face à tant de détermination? Surtout qu’elle fait tout pour aider le travesti qui se prostitue. Elle a vu le meurtrier du chinois. Mais elle ne peut pas le dénoncer car c’est un flic. La justice est-elle pourrie jusqu’à la moelle? Naoki Urasawa est un filou. Tout le monde n’est pas corrompu. Et ces quelques rares individus peuvent faire la différence même cet inspecteur maladroit et honnête Chôno. Le mangaka propose un autre récit en parallèle avec une prison isolée dont on ne sort jamais. Otcho a une volonté de fer. Il a un projet d’une grande importance à gérer et il faut qu’il arrive à s’enfuir. Pour ça, qu’importe le nombre d’année, il y arrivera. Un mangaka va l’y aider car lui aussi a été enfermé sous un prétexte fallacieux. Inventer des histoires ne doit pas être un crime. Ces deux là deviennent des atouts au changement. Le scénariste ne laisse jamais rien au hasard. Il fait en sorte de titiller notre curiosité pour toujours aller plus loin. A cela se rajoute les référence historiques et culturelles comme la censure qu’a subit les mangas au Japon durant une longue période. Il évoque aussi quelque chose de personnel tel le prix Kodansha qu’il a gagné ou le clin d’oeil à « Akira ». Les éléments ancrés dans le réel ajoute de la vraisemblance. Surtout qu’il n’est jamais très compliqué de faire un parallèle avec notre société. Une lecture intemporelle qui fait toujours son petit effet. D’autant plus que l’on admire aussi bien la construction d’une intrigue sur le long terme que la précision et la beauté du graphisme. Il serait vraiment dommage de passer à côté d’une série d’une telle qualité.

Comment ne pas avoir envie d’aller plus loin? Est-ce qu’une poignée d’individus peut faire la différence?

L’avis Les Blablas de Tachan : « Ce nouveau tome poursuit donc la plongée d’Urasawa dans la vision qu’il souhaite nous montrer d’une société qui a glissé dans l’oppression et la répression masquée sous couvert d’un Dieu Sauveur qui n’en est pas un et qui refuse qu’on dénonce ce qu’il fait. Mais les sauveurs sont là en train de grandir petit à petit et leur révolte n’en sera que plus forte ! »

6 réflexions sur “20th century boys – Tome 6 – Naoki Urasawa

      • Peut-être que tu trouveras un créneau d’ici la fin d’année.
        Perso, je lis les mangas uniquement dans les transports en commun. Le format est pratique quand tu es écrasé avec des gens. Les bd c’est plus difficile, il faut avoir une place assise et c’est plus rares, surtout ces derniers temps avec la réduction de la fréquence de passage. La RATP gagne du fric et toi tu as le droit à être tout le temps écrasé.

      • Jamais de bédé dans les métros ! Même pas la liseuse et rien si trop de monde. Pire que dans une boîte à sardine, parfois et les heures de pointes sont de plus en plus longues. Tu le prends à 9h et c’est toujours blindé !

        Chez nous, la STIB est déficitaire, si la région de Bruxelles n’injectait pas du fric, les métros, trams, bus, ne rouleraient plus. Pourvu qu’on ne privatise jamais, sinon, des lignes s’éteindront :/

      • Quand tu arrives à attraper la barre au milieu, tu poses le manga sur le bras qui tient la barre et de l’autre main tu tournes les pages. Tu es tellement compresser que les autres t’aident à rester fixe et ton bras lui non plus n’a pas d’autres alternatives.
        C’est des heures d’études pour trouver le truc assez peu usité d’ailleurs.
        La RATP ne pourrait pas fonctionner sans la région non plus. Mais la région veut faire des économies et commande moins de service. Mais toi tu paies pareils pour moins de service. Et dire qu’il va y avoir les jeux olympiques dans 1 an, cela va être la cata. Comment va être gérer ces foules gigantesques?

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