One-Punch Man – Tome 2 – One et Yusuke Murata

Il n’y a jamais de repos pour les braves. Saitama va où il doit aller pour régler les problèmes. Pourra t’il affronter tous ces ennemis?

4e de couverture
Le plus grand des secrets est sur le point d’être révélé ! Après avoir affronté plusieurs adversaires, Saitama et Genos pénètrent dans le repaire de la Maison de l’évolution où ils vont devoir faire face à Scaravageur, l’ultime de vie artificielle. Alors que Genos se fait éliminer en une fraction de seconde, Saitama va-t-il enfin pouvoir passer aux choses sérieuses et montrer sa véritable puissance?

Mon avis
Quel plaisir de retrouver la nouvelle association de super-héros avec Saitama et Genos. Car après les attaques et le bottage de fesses en règle de Glimace, Crap-homme, Dragotaupe, Cyborgorilla… il faut bien se rendre à la Maison de l’évolution. On s’attend à trouver un vrai lieu où la manipulation génétique est surpuissante. C’est en partie vrai car le boss est arrivé à ce rajeunir de façon significative et à se cloner. L’homme ne pourra s’améliorer que si on le change totalement et il en est l’exemple. Un thème assez courant dans la littérature, tous les genres confondu. Et là, les scénaristes vont à nouveau à contrecourant. Malgré la création d’animaux modifiés devenus hyperpuissants, Saitama les a battu assez facilement. Et quand il doit affronter le plus incontrôlable et le plus violent des êtres : Scaravageur. Le lecteur a le temps de le voir sous toutes ces coutures et de découvrir une partie de sa psychologie. Qu’importe car Saitama va lui régler son compte en un coup de poing. Pourquoi? C’est le jour des soldes. Il ne veut pas perdre de temps pour aller en profiter. Pendant ce combat, l’anti-héros révèle son grand secret qui lui confère cette force : « Cent pompes, cent abdos, cent squats et dix kilomètres de footing tous les jours!! ». Une approche assez amusante. Ce n’est pas une catastrophe naturelle qui est derrière, ni une expérience scientifique ni tout autre chose que des séances de sport. Et aussi une information capitale, l’hygiène bucco-dentaire qui peut vous rendre faible si vous n’y prêter pas attention. On pourrait presque y mettre le nom d’une marque de dentifrice. Deadpool aurait pu aussi faire une blague dans ce sens avec de la vulgarité en plus, bien entendu.

Contrairement au premier tome, il n’y a pas un fil rouge qui se déroule pendant tout le tome. On saute d’un combat à un autre. Ainsi on va à la rencontre du gang des chauves-sourires. Un rassemblement d’hommes chauves refusent de travailler. Ils souhaitent une société plus égalitaire qui permettraient aux gens qui souhaitent travailler de le faire et ceux qui ne souhaitent rien faire, de rien faire. On peut se demander si des gens voudraient travailler à ces conditions. N’est-ce pas une façon déguisée et élégante de montrer le mal-être au travail, la pression sociale quand on n’occupe pas d’emploi, la distinction entre ceux ultra riches et les ultras pauvres? L’obligation de réussite aussi bien au domaine professionnel que personnel devient un impératif. Le fait que les brigands soient chauves souligne aussi une distinction. La réussite se caractérise aussi par la possession de cheveux et de préférence dense. Ce vent de contestation va être totalement détruit par un nouveau méchant : Sonic le foudroyant. Tant qu’on le rémunère, il prend tout ce qu’on lui propose. Découper des hommes en petits morceaux? Aucun problème. Coupable ou d’infraction? Ce n’est pas son problème non plus. Le ninja à l’apparence très féminine possède un sourire de psychopathe. Il reviendra prochainement. D’ailleurs, les figures féminines restent très rares. Est-ce aussi un choix volontaire car les références à des mangas d’un autre temps comme « Les chevaliers du Zodiac », « Bioman » ou « Dragon Ball » les femmes étaient assez peu présentes.

On passe un bon moment de lecture où l’on s’amuse assez. Les situations burlesques, absurdes et improbables redonnent indéniablement le sourire. Côté dessin, c’est assez classique dans la représentation. Saitama a deux visages. D’un côté, celui d’un grand dadais un peu simple d’esprit et de l’autre un homme fière et fort au moment de combattre. Une dualité courante qui reste toujours sympathique à voir. Tout comme l’angle de la reconnaissance de super-héros par la population. Il en a un tableau de chasse rempli de super-vilain et personne ne sait qui se cache derrière. La cause? Il n’est pas inscrit à l’almanach des super-héros. Voilà le fameux secret de la popularité. Maintenant ils savent quoi faire. Qu’est-ce que la suite va nous réserver?

Une lecture plaisante, amusante et divertissante qui donne envie d’aller plus loin.

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