Crépuscule – Jérémy Perrodeau

Sur cette nouvelle planète, il y a un problème à identifier. Une équipe va descendre voir ce qu’il se passe. Sans s’en douter, cela un aller sans retour.

4ème de couverture
Paul, Sofia, Karl et Ottö, deux agents humains accompagnés de deux androïdes, s’aventurent sur une planète lointaine à la recherche d’une équipe scientifique disparue…

Sur les arbres, les plantes, les roches, des excroissances géométriques défigurent le paysage, symptômes d’une expérience de grande ampleur ayant mal tourné. Bientôt piégés par une nature hostile, soumis à de violentes tempêtes gravitationnelles et de mystérieuses distorsions temporelles, nos quatre héros n’auront d’autre choix que d’avancer jusqu’à l’origine du phénomène. Ils plongent alors dans une odyssée qui les fera braver la Matière, l’Espace et le Temps…

Crépuscule met en scène des êtres humains seuls et démesurément insignifiants lorsque la nature sauvage décide de reprendre ses droits. Pure variation de la dialectique : Man vs Wild, l’homme, en figure d’apprenti-sorcier, joue avec sa technologie et provoque infailliblement une chaîne de réactions incontrôlables… Jérémy Perrodeau – Kaspard David Friedrich reborn ! – transfigure un récit romantique de SF en épopée western seventies.

Survivalistes, âmes en mal de romantisme ou encore amoureux de science-fiction, ce livre est fait pour vous !

Mon avis
La lecture se termine sur un sentiment assez mitigé et étrange. On voit le travail fourni pour créer un tel univers qui demande beaucoup de recherche et de réflexion. Cette application se fait aussi bien au niveau du scénario que du graphisme et des couleurs. Les fans de SFFF devraient adorer car on trouve de nombreux éléments qui vont leur parler comme un vaisseau dans l’espace, le fait de repeupler de façon scientifique une planète, la vie harmonieuse entre robot et humain, la destruction par l’homme sans chercher à comprendre… Le ratio temps se modifie selon le besoin de mettre l’apprenti-sorcier au coeur d’un récit futuriste. Chaque période se caractérise par une teinte. On verra trois périodes en bichromie avec des aplats de bleu, de rouge ou de jaune. Le dessin est d’une grande netteté et d’une grande précision, les rigoristes risquent d’apprécier. Cette forme de perfection souligne le côté chimique et modifié. La cohabitation dans un monde particulier semble bien se passer car chacun s’adapte du mieux qu’il peut en sachant qu’il sera sauver à un moment ou un autre. Le happy-end n’est pas un rendez-vous. Pourquoi devrait-il l’être? Une petite lecture du rapport du Giec devrait convaincre de ce choix pertinent. Malgré de grande qualité, je ne me suis pas sentie emportée dans le récit. C’est comme si on m’avait laissé de côté. A aucun moment, on ne se sent impliqué, concerné, sensibilisé. Les pages se tournent sans aucun enthousiasme car on sait que cela ne nous mènera à rien de surprenant. On referme la bande dessinée en ce demandant juste ce que l’on va lire après pour charger son imaginaire.

Une lecture un peu décevante qui nous laisse perplexe et vide.

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