
Un homme est mort sur son lieu de travail. C’est le meilleur de la police qui est appelé à la rescousse. Vont-ils trouver le coupable?
4ème de couverture
Paul, le comptable, est découvert mort à son poste de travail. La police mène l’enquête. Comment Paul a-til été tué ? Qui pouvait bien lui en vouloir ? Pour prendre sa place ? Serait-ce un crime passionnel ? Le quotidien de l’entreprise se trouve bousculé par ce drame, qui va révéler les dessous des relations entre les services, les jalousies internes, les luttes de pouvoir.

Mon avis
Quand on prend cette bande dessinée, il faut mettre de côté toutes les références que vous avez concernant le policier mis en bulle. Déjà, le format est un petit rectangle avec une couverture souple, une prise de décision assuré de la collection Pataquès. Puis nous sommes dans un univers parodique qui semble d’une autre époque. Que cela soit dans la construction scénaristique ou soit dans le visuel, on a l’impression de se replonger dans les origines de la bd avec la ligne claire et l’école de Marcinelle. C’est tout un art de faire croire à de l’ancien pour faire du neuf. James s’amuse avec un récit des plus absurdes et improbables. Un capitaine et son subalterne doivent identifié qui a tué Paul, le comptable. Puis le corps disparaît et impossible de trouver les indices. Au final, Paul n’est pas mort donc la journée a été perdu. Mais quelle occasion exceptionnelle de se plonger dans le monde de l’entreprise avec son vocabulaire propre, ses dynamiques de fonctionnement interne, les rivalités entre services, l’importance des commérages et de la machine à café. Une façon de montrer ce qui passe à l’intérieur des structures et qui n’est pas très beau. En effet, l’objectif est d’être rentable faut-il que cela soit à n’importe quel prix? Le scénariste a fait le choix qu’il fallait mieux en rire pour mieux en réfléchir. Cependant cela risque d’en dérouter plus d’un qui va passer à côté. Au pire, cela leur donnera éventuellement envie de se replonger dans les débuts de Lucky Luke ou Spirou et Fantasio. En tout cas, cette lecture ne laissera pas indifférent.
Un ouvrage singulier qui ne laissera certes pas une trace dans l’histoire du 9ème art. Mais il propose un moment de lecture à part.

Laisser un commentaire