La sémantique c’est élastique – James

Qui a dit que l’étude de la signification du sens dans le langage était sans intérêt? Certains mots et/ou expressions ne sont utilisés à mauvais escient, volontairement ou pas. Que diriez-vous d’en rire pour mieux en réfléchir?

4ème de couverture
Rubrique emblématique de La Revue Dessinée depuis le n°1, La Sémantique c’est élastique décortique avec humour l’évolution du vocabulaire au fil du temps, que cette évolution soit naturelle ou politique pour manipuler l’Histoire. Quelle est la malédiction de la dinde ? Un Arabe peut-il être antisémite ? Comment les femmes ont-elles disparu de la langue française ? Autant de questions qui permettent de mieux comprendre comment le langage nous influence, nous façonne et transforme la réalité. La Sémantique c’est élastique se propose d’offrir des armes aux lecteurs pour mieux se défendre, et surtout, pouvoir frimer lors de repas de famille.

La sémantique c'est élastique, une BD de James

Mon avis
Cette bande dessinée est un recueil des publications dans « La revue dessinée ». Il illustre la curiosité de James qui apprécie autant le travail en open space, les meurtres avec des algues vertes ou raconte le parcours d’une vie. Sa curiosité n’a pas de limite puisqu’il porte son intérêt à sa langue, au combien utile comme scénariste de bande dessinée. Il propose des gags en un dessin autour d’un néologisme et des petits histoires autour d’un mot, d’une expression, d’une célébration. Par exemple, le mot salope qui serait on ne sait par quel hasard le féminin de salaud. L’aide d’un ado Dylan-Edouard à l’illustration de l’absurdité des propos. Qui a dit que l’on ne pouvait rire intelligemment? Le mot salaude existe mais on lui préfère celui à connotation sexuelle. Ce n’est que le premier d’une longue série où James se met en scène sous l’apparence d’un personnage animalisé rondouillard. Il s’amuse de lui et des autres car les situations improbables et de non-sens ne manquent absolument. Le tout avec beaucoup d’ingéniosité, d’intelligence et d’érudition sans oublier l’humour qui saura faire mouche à chaque fois. N’y voyez aucune prétention d’ailleurs il le précise dans l’introduction. Pour les ultra-puristes, restez à Ferdinand de Saussure, Roland Barthes, Umberto Eco si vous avez peur que « l’infralittérature » dénature cette science. Pour les autres, vous vous sentirez très enrichis et votre curiosité à aller plus loin sera piquée. Certains sujets touchent plus comme la volonté de l’état de faire disparaître les mots féminins en faisait valider même par une académie vieillissante et obsolète, pour remettre les femmes à leur place. Merci Richelieu. A midi l’on déjeune, l’on dîne, est-ce la même chose et est-ce pareil dans tous les pays francophones ? Une lecture qui apporte des réponses à des interrogations que l’on avait pas. Peut-être aurions nous du. En tout cas, nous en aurons plus à l’avenir et on cherchera à comprendre plus attentivement.

Une oeuvre de vulgarisation drôle, pétillante et instructive autour de la sémiologie. Pouvait-on rêver mieux?

3 réflexions sur “La sémantique c’est élastique – James

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