Ayati – Tome 4 – Les mystères du Palais – Sandra Violeau et Fabien Fernandez

Ayati ne connaît pas vraiment le repos. Il faut dire que cela l’arrange car la vie de Palais n’est pas pour elle. Mais parfois il y a des ennemis bien plus fort qui savent jouer avec vos émotions.

La jeune fille est maintenant une princesse. Et cela l’oblige par conséquent à être présente lors d’évènements importants comme la fête des moussons. Ayati va faire de son mieux pour faire acte de présence. Heureusement que Meera, sa servante, lui tient compagnie et l’aide de son mieux. Seulement voilà que pendant la cérémonie Baat vient la voir. Quelque chose de grave a du se passer. Discrètement, elle s’éclipse pour comprendre la situation. Gaid a disparu. Il est passé à travers un miroir qui est stocké dans un lieu interdit du Palais. Ayati veut foncer tête baissée par chance l’autre princesse et son fiancé, qui ont le même âge, l’arrêtent. Des réponses sur cet étrange miroir doivent se trouver à la bibliothèque. Mais la patience de l’aventurière atteint très vite ces limites. En toute discrétion, elle traverse cet étrange objet pour retrouver son ami. Après tout, elle est l’élue d’une divinité donc le combat contre un gardien, si géant soit-il, devrait aller. D’autant plus, qu’il a tué son ami sans aucun scrupule. La colère lui donne une force incroyable qui font jaillir des flammes. Il faut se méfier de ce sentiment. Une forme magique redonne vie à Gaid. La personne prisonnière n’était d’autre que Kali, « la déesse du temps, de la mort et de la délivrance ». Malgré l’étrangeté de la situation, elle va l’aider à s’enfuir de sa geôle. Toutefois quelque chose cloche. Dans le palais, les deux amoureux mènent l’enquête et constate que quelqu’un de l’intérieur à mener à la libération de cette divinité dévastatrice. Jusqu’où vont mener les découvertes?

C’est toujours un plaisir de retrouver l’héroïne Ayati qui sait à la fois se montrer courageuse et impatiente. A l’image de nombreuses adolescentes de son âge à qui s’adresse cette ouvrage. L’originalité repose sur le fait que cela se déroule en Inde et que l’on évoque l’hindouisme. Une religion très rarement présente dans le 9ème art et encore moins dans les ouvrages jeunesses. Dans ce nouveau tome, on rencontre Kali, une divinité très importante et souvent représenté. En plus, le choix a été fait de la faire bleu comme dans les sculptures et dessins. Cela donne envie d’aller voir ces représentations dans les musées d’art asiatique. Elle est encore de nos jours très vénérée car elle exprime aussi la colère qui est présente en chacun des êtres humains. De cette prise de conscience de la colère peut émerger des choses positives. Est-ce qui va se passer pour Meera? Même si dans ce tome, le rythme semble plus lent, il permet d’intégrer de nouveaux personnages qui tiendront une place forte pour la suite. Ayati va avoir de nouveaux ennemis à combattre et rien ne semble gagner d’avance. D’ailleurs la couverture illustre très bien cette prochaine dualité qui se met en place. La tension se fait très bien ressentir. Le suspens est au rendez-vous puisque indéniablement le lecteur a envie d’en savoir plus sur ce qui va se passer. Un album plus sombre s’annonce car en général où Kali passe la mort aussi. Va t’on voir apparaître d’autres dieux ou déesses? Les possibilités restent multiples qui titille la curiosité.

Un tome qui ouvre de nouvelles perspectives avec une suite qui s’annonce très mouvementée.

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