Gangsta – Tome 8 – Kohske

Les choses se compliquent et ne semblent pas prendre la bonne tangente. Les cadavres s’accumulent. Le massacre ne pourra se terminer que s’ils sont tous morts?

4ème de couverture
La mafia règne sur la ville d’Ergastulum. Sous l’enseigne “Services en tous genres”, Nicolas et Warwick y effectuent toutes sortes de basses œuvres, de la livraison au meurtre. Même les chefs des différents clans les tiennent en estime, particulièrement Nicolas, membre de la race des “crépusculaires”. Ses capacités physiques bien supérieures à celles des humains ordinaires permettent au duo de venir à bout des situations les plus critiques. Marco retrouve son ancien coéquipier. Que leur réserve la terre promise ?

Mon avis
La couverture est très trompeuse car on pourrait croire poindre un happy end. Mais la femme que l’on aperçoit à deux bras. Et on sait que cela ne peut être vrai au vue des évènements d’avant. Pourquoi cet étrange choix éditorial? Est-ce une volonté de troubler le lecteur? En tout cas, c’est chose faîtes. C’est d’autant plus surprenant car on croyait que c’était le dernier tome de la série. Impossible de le penser au regard des évènements qui se déroulent. La structure est d’ailleurs un peu plus chaotique. On fait un peu plus de va et vient dans le temps. Kohske les indique avec des fonds de page noire. Les changements d’espace temps sont beaucoup plus soutenus que les précédents tomes. Le mangaka explique enfin le pourquoi du comment même si tout arrive d’un coup. Les masques tombent encore. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’angle des personnages ne concerne plus principalement Nicolas et Warwick. Tout le monde à un rôle à jouer et pas des moindres. Un élégant parallèle sur la construction de la différence et du rejet d’autrui. Inciter les gens à la haine avec des discours simplifiés qu’un enfant de 8 ans pourrait comprendre est l’idéal pour mener une masse contre des exceptions. L’approche des élections sont des périodes idéales pour constater que la colère et la haine restent malheureusement plus fédérateurs que la bienveillance et le partage. Après on constate des actions de violence contre des petits groupuscules. Il est plus facile de créer des bouc émissaires que d’expliquer des éléments complexes. Faire croire que le monde se limite d’un côté les gentils et de l’autre les méchants est pratique. Expliquer les nuances de gris demande plus de temps, de pédagogie, de connaissances… Dans une société qui veut toujours aller vite, il faut abréger pour faciliter la donnée. La vérité ce n’est qu’une illusion. La manipulation a tout de même plus d’avantage et de confort. Apparaître gentil est un plus mais nullement une preuve de compétence. Dans cet ouvrage, on voit un joli rassemblement de salopard qui pense principalement à leurs intérêts.

Un manga sombre, cruel et sans pitié. Une fiction qui propose un parallèle à notre monde qui fait froid dans le dos.

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