I.S.S. Snipers – Tome 1 – Reid Eckart – J.L. Istin et Erwan Seure-Le Bihan

Quand on est un soldat, on obéit aux ordres. Mais parfois tout change quand des innocents sont en jeu. Une opportunité pour le début d’une révolte.

L’espace est bien rempli avec ces destroyers, ces transporteurs, ces chasseurs qui vont protéger toutes les colonies humaines dans l’univers. Au prétexte de maintenir la paix, les militaires vont calmer comme il se faut ceux qui ont des envie de liberté et d’indépendance. « Là où sonnait l’heure de la rébellion, nous intervenons! ». L’I.S.S. Snipers ne loupe personne. On trouve de bons petits soldats comme Reid Eckart qui s’éclate quand il faut aller au combat. On ne dénombre plus le nombre de cadavres sur lesquels il a marché. Par chance pour lui, les combats ne manquent jamais. Mais il a une éthique quand même, on ne tue pas les femmes et les enfants. Sauf si les femmes cherchent à le tuer. A Okeelia cela promet d’être intense. En plus d’une chaleur intense, les locaux veulent garder pour eux un minerai rare et puissant : la koropnite. Sur site, il ne faut pas utiliser les armes à feu car la pierre libère un gaz inflammable. L’huile de coude de son équipe suffira à éliminer tous ceux qui s’opposent à eux. Leur boulot c’est d’écouter les ordres pas de faire de la politique. Seulement là il n’est pas question d’humains rebelles seulement des autochtones. Hors de question de tuer tous ces gens innocents pour une question de profits. Ils font acte de désobéissance ce qui mérite la mort. Qu’importe, ils assument tous et ils vont se venger. « Et tu sais quoi, furoncle de mes couilles de merde! On va les soigner, tes copains! Quitte à crever, moi et mon équipe, on va vous faire chier jusqu’au bout ». Ce qui leur fait peur, c’est Creeper. Lui n’a aucune limite et fait sans jamais réfléchir ce qu’on lui dit. « Qu’on m’ordonne de te tuer et je traverse la galaxie en trois secondes standard ». Le combat va être sauvage, sans pitié, sans sentiment. Le corps cybernétique de leur ennemi ne connaît pas la fatigue ni la peur. Juste une panne d’énergie en atonium qu’il faut recharger 48h00. Voilà son unique point faible. A moins que cela soit autre chose, de plus lié aux émotions. Qu’importe, là ce jour là une lutte plus importante pour l’humanité se met en marche.

Erwan Seure-Le Bihan nous en met plein les yeux dès la première case. Le lecteur est plongé au coeur de l’espace avec ces gros engins. Malgré un calme apparent, on sait pertinemment que bientôt ça va chauffer. Et très vite, on passe de la Terre vue du ciel à la vue du sol avec robots de guerre, armes, bombes… Fini la douceur et bienvenu dans un monde sans pitié. Aucun doute la dessus quand on peut admirer la pleine page avec notre héros qui marche sur un gros paquet de crâne. Nous voilà averti. Alors découvrir Reid Eckart n’est pas vraiment un homme cela ne nous étonne pas non plus. On assistera une scène de montage de corps des plus sympathiques qui montre l’importance de la cybernétique. Puis à partir de là, les choses vont changer et ça va partir dans une sorte de lutte du bien contre le mal. Impossible de ne pas voir les références un peu partout aussi bien à « La Caste des Méta-Barons » et L’Incal » d’Alejandro Jodorowsky et Juan Giménez, « 300 » de Frank Miller, « Dune » de Frank Herbert et bien entendu « Star Wars », « Juge Dredd ». Les fans du genre ne peuvent qu’apprécier ces clins d’oeil parfois fortement appuyés. J.L. Istin amène au scénario, les choses certes de façon assez classique ce qui n’empêche pas de bien fonctionner. Ce métal rare, la koropnite qui ressemble phonétiquement à kryptonite, est un poison pour les hommes car leur fait vivre des choses particulières à un moment non idéal. Ainsi on nous raconte le passé de notre héros et ce qui l’a amené à être ce qu’il est maintenant. Nous nous attachons à ce héros bienveillant qui n’avait jamais hésité à massacrer qui que se soit. Le contexte est installé maintenant reste à savoir jusqu’où les choses vont aller. Pour cela, il faut se plonger dans la suite. Soleil en profite pour mettre en fin de tome des croquis avec des personnages que l’on verra prochainement. Une belle façon d’appâter le chalant qui aura hâte de lire la suite. Que l’on soit fan ou pas de ce genre, on se laisse prendre au jeu et on en redemande.

Une oeuvre de gros bourrin qui détruit tout sur son page jusqu’au jour où il veut être celui qui va changer les choses.

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