Le sommet de la pyramide. Déconstruction d’un homme blanc. Sébastien Garcin

Etre un homme blanc, de moins de 50 ans, sans maladie voilà tout ce qu’il faut pour être dans la norme et privilégié. Les portes du monde s’ouvre plus facilement à ce genre de personne. Qu’en est-il des autres, ce que l’on appelle la diversité?

4ème de couverture
Tu es un homme Blanc ? Tu penses que les races n’existent pas ? Tu es convaincu qu’hommes et femmes sont égaux ? Tu as plein d’amis gays ? Tu es bienveillant, tu n’as jamais levé la main sur une femme, tu n’as jamais méprisé un homo ou une lesbienne, tu n’as jamais insulté un Noir parce qu’il est noir. D’ailleurs, tu ne dis pas “noir”, tu dis “black”. J’étais comme toi il y a quelques temps, et puis, je me suis déconstruit…Ce texte court qui se lit en moins d’une heure est à destination des hommes blancs, pour les encourager à réfléchir à leurs privilèges et à les remettre en cause.

Mon avis
Sébastien Garcin a fait un constat sur sa vie. Sa condition d’homme blanc en Europe, de moins de 50 ans et sans souci de santé fait de lui une personne privilégié. Le reste avec les femmes, les séniors, les gens de couleurs, les homosexuels… sont une catégorie représentant la diversité qu’il faut tenter de recruter comme une personne normale. Il est bien difficile de voir la discrimination lorsqu’on n’est a jamais souffert ni un de ces proches. Mais ce n’empêche pas d’avoir une prise de conscience d’avoir des avantages par rapport aux autres. C’est ce qui s’est passé et il partage comment il a déconstruit ses biais cognitif sur le féminisme, les gens de couleur et l’homosexualité. Son schéma de penser a du évoluer grâce à des échanges avec des personnes en dehors de sa zone de confort. Le constat est bien loin de tout ce qu’il pouvait croire. Et va même chercher à comprendre pourquoi certaines réactions sont systémique. Par exemple quand on parle des violences faîtes aux femmes par des hommes à des hommes, dans un premier temps souvent les gens essaient de faire que la victime est responsable. Elle n’écoutait pas son mari, elle portait une jupe… Puis après, c’est pas moi donc cela ne me concerne pas. « C’est le moment, Messieurs mes congénères, où je m’adresse à vous. Je sais ce qui se passe en vous quand on vous dit ça. Vous vous dites « Oui, mais c’est pas moi ». C’est sans doute vrai. Cette réaction est connue, elle est scientifiquement documentée. Ca s’appelle not all men ». Ainsi on s’en fout car on reste dans l’idée que le service trois pièces restent le plus fort et dominant. Alors beaucoup se permettent de dire comment une femme « bonne » doit se comporter, ce qu’elle devrait faire. Apparemment, comment il possède les mêmes chromosomes des agresseurs, il sait de quoi ils parlent. « Tous ces réflexes ont un nom : le mansplainning. Ce sont les mécanismes de défense naturels qu’un homme non déconstruit va mettre en œuvre quand il sent que ses privilèges sont remis en question ». Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu dire quand on parle des violences faites aux femmes : « les hommes aussi se font agresser ». Comme si c’était comparable (et doit on les comparer) et comme si dire les violences aux femmes ont remet en cause le statut de l’homme. « Quelques chiffres : en 2016, 123 femmes ont été tuées par leur compagnon, 32 hommes l’ont été par leur compagne, et 2 par leur compagnon homosexuel. Sur les 32 hommes tués , 17 étaient auteurs de violence sur leur compagne qui les a tués. » Les chiffres sont encore plus graves à ce jour, surtout avec le confinement lié à la pandémie et aux choix étatiques. Malheureusement, ce constat a rarement pu convaincre un homme (et quelques femmes) de la gravité des actions de ces hommes qui se croient supérieur. On ne va pas parler de ces mouvements masculins en Europe qui se rassemblent pour agresser et violer des femmes dans la rue pour se réapproprier le pouvoir. Le souci de ce genre de livre est de se demander si un homme le lira? Est-ce que la prise de conscience d’une personne peut-elle inciter ces congénères à faire de même? Ne faut-il pas être déjà convaincu pour lire un témoignage de ce genre? Un si petit outil peut-il permettre à des gens à ne plus être raciste, homophobe ou/et misogyne? J’en doute car il faudrait aussi changer d’entourage et faire plus d’actions avec d’autres communautés que la sienne. Le changement c’est maintenant mais tout seul cela semble difficile. L’auteur démontre qu’il a déjà un entourage assez varié qui ne partage pas forcément ses aprioris. C’est déjà montré un volonté d’ouverture d’esprit. Un livre que l’on peut conseiller dans une newsletter par exemple dans une démarche d’incitation à la diversité en entreprise. Un petit geste qui ne sait on jamais de toucher ou concerner quelqu’un. Néanmoins, c’est une lecture agréable pour ceux qui partagent déjà ses opinions.

Un livre qui remet en cause des privilèges pour aller vers une société plus respectueuse de la diversité. Une démarche utopique? L’avenir nous le dira.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s