Fière d’être moi-même – Gaëlle Prudencio

S’accepter est une démarche difficile surtout lorsqu’on est différent. Le regard des autres rappellent régulièrement cette singularité. Gaëlle Prudencio raconte avec honnêteté son parcours pour se sentir une femme épanouie.

4ème de couverture
« Ici, je vous raconte ma liberté retrouvée, celle d’être moi-même dans une société dans laquelle on nous exhorte sans cesse à être quelqu’un d’autre et à entrer dans des cases.»

Très engagée, Gaëlle Prudencio s’inscrit dans cette nouvelle vague de femmes qui osent prendre la parole et défendre le féminin dans une société où les injonctions sociales sont omniprésentes et vectrices de nombreux complexes physiques. À travers cet ouvrage, elle nous raconte son histoire inspirante : son enfance au Sénégal et en République démocratique du Congo, son arrivée en France, son parcours de régimeuse et d’entrepreneuse… Un véritable guide qui nous dévoile tous les secrets d’une combattante pour affronter et surmonter le regard des autres, se réconcilier avec son corps, se l’approprier et s’affirmer.

Mon avis
Quand on entend à l’évocation de la grossophobie, on pense au livre et/ou reportage de Gabrielle Deydier ou à l’ouvrage de Daria Marx et Eva Perez-Bello «  »Gros » n’est pas un gros mot ». Gaëlle Prudencio propose de raconter tout autre chose. Elle parle de son parcours de sa venue en France, de la gestion de son corps, de ses émotions, des problèmes de santé, de sa capacité de nouer des liens, de la difficulté de trouver des vêtements à sa taille, de la difficulté d’avoir confiance en soi. Quand on est gros, c’est difficile de passer au delà des regards réprobateurs des citoyens toujours prêts à juger. Et on va dire que rien dans la société incite les gens à porter un regard bienveillant sur les autres. On dit manger bouger et vous serez mince et en bonne santé. Parce faire du sport permet aussi de limer les os si vous possédez une morphologie assez large? Et un flot de publicités plus crétines les unes des autres qui vous promet que perdre du poids est le garant de votre bien-être. Certains vendeurs vont vous mettre gratuitement à disposition le fait de calculer son IMC. Mais l’IMC prend t’il en compte votre masse osseuse? votre masse graisseuse? la teneur en eau de votre organisme? vos maladies? Non car sinon cela serait plus difficile de vous vendre de l’illusion. Le bonheur n’est pas dans la minceur, la privation, la souffrance, le jugement, l’isolement sociale… Ce n’est pas parce que la télé ne montre presque uniquement des femmes minces, blanches, jeunes avec des cheveux longs qu’il faut être ainsi. Ni quand quelques anciennes stars sur le déclin ne sont pas non plus des exemples à suivre. Ils n’intéressent plus grand monde et ils ont besoin d’argent pour vivre qu’importe le produit à vendre. J’aime beaucoup la citation d’Oscar Wilde « Soyez vous-même tous les autres sont déjà pris ». Et on devrait se le rappeler. Chaque femme est différente alors pourquoi vouloir ressembler à un idéal? Y ressemblez ne vous garantie pas le bien-être en plus. Pourquoi ne pas vouloir ressembler à celle que vous êtes? En effet, quand on est mince on attire plus le regard pleins de désirs d’hommes et un gros paquet de pervers. Est-ce vraiment cela que vous souhaitez au fond de vous? Gaëlle Prudencio a cherché à savoir ce qu’elle voulait et a décidé que ce n’était pas son poids qui définissait qui elle était. Rien ne doit l’arrêter dans son épanouissement. Alors elle a lancé sa marque de vêtement, écrit pour la presse, va sur des plateaux tout en étant une femme belle, courageuse et téméraire. « Oui pour lutter contre l’obésité, mais pas contre les personnes obèses. » Malgré son surpoids, elle a des amoureux, des amis, des copines, voyages dans le monde, à des fans, du style… Elle partage son ressenti et l’évolution de sa mentalité. Les arguments qu’elle expose sont aussi bien personnelle comme la consultation d’une psy qu’historique avec l’éclosion du mouvement body positive aux Etats-Unis. Son approche est plus général avec des conseils pour les personnes obèses et aussi à destination des entreprises discriminantes. Les mentalités doivent aussi changer auprès du corps médical qui juge avant même de poser un diagnostic. Combien de médecin (dont à l’assurance maladie) disent déjà « il faudrait faire du sport » avant même de demander si la personne en fait et est-ce que le sport lui semble adapté à son corps. La lutte est déjà difficile de faire comprendre aux hommes que les femmes valent autant qu’eux. Alors le combat va être encore plus difficile de faire accepter les femmes grosses. Grosse ne veut pas dire faignante et stupide et mince stable et dynamique. Si vous le pensez, il va falloir sérieusement travailler sur vos biais cognitifs. L’avantage, c’est que le chant d’amélioration personnel est grand et pleins de surprises. Profitez-en pour lire ce livre, cela va vous aider dans votre réflexion.

Un livre personnel qui montre que la force est à trouver dans son psychisme pour affronter le regard des autres et trouver le bien-être.

Une réflexion sur “Fière d’être moi-même – Gaëlle Prudencio

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