Albert Kahn, Reflets d’un monde disparu – Arte

Albert Khan était un homme visionnaire et a utilisé sa fortune à la connaissance du monde. Une action humaniste dont il reste encore de nos jours de traces. Que diriez-vous d’en savoir plus?

Fils d’un marchand de bestiaux, il quitte assez jeune ces parents. Il travaille dans une banque tout en faisant en sorte d’avoir son baccalauréat. L’un de ces professeurs est Henry Bergson qui incite à observer l’Homme sous tous ces aspects où que cela soit. Grâce à son ingéniosité, il investit dans des affaires sud-africaine qui lui rapporte beaucoup d’argent. Alors il décide de faire avancer son projet, construire un lieu où les cultures du monde peuvent se rencontrer. Petit à petit, sur Boulogne-Billancourt, il acquière des petits bouts de terrains. Mais moralement, ce n’est pas ça surtout à cause de cet rentrée d’argent subite. Comme son médecin lui suggère, il part en voyage pendant 6 mois à l’étranger. Et là à sa grande surprise, il découvre des pays qui ne ressemblent en rien à ce qu’il a appris à l’école. En recevant en France, Albert Khan décide d’ouvrir sa banque et surtout de créer des bourses pour les enseignants. Ainsi ces hommes pourraient voir le monde autrement et enseigner autrement, plus justement. Le jardin prend enfin après plusieurs années vie avec une forêt vosgienne, un jardin à la française face à un jardin anglais, un jardin japonais, un marais…

10 ans plus tard, il repart en voyage mais pour affaire. Il part avec son chauffeur, Alfred Dutertre, qui va devoir faire des photos avec un appareil stéréoscopique. Très rapidement, le banquier se rend compte que les images font assez amateurs. Auguste Léon, photographe, va développer les 4 000 autochromes. A la fin du 19ème, émerge de nouvelles idées avec l’essor des évolutions optiques. Albert Khan n’est pas satisfait du rendu en noir et blanc de son jardin. Un jour, il va voir un spectacle que le tout Paris court. Il découvre les autochromes, inventés par les frères Lumières, produit de façon industriel, qui permet d’avoir des couleurs. A la suite de quelques essais concluants dans le jardin, Auguste Léon accompagne l’homme partout dans ces déplacements qui a un objectif : enregistrer la mémoire du monde. Stéphane Passet devient le nouvel opérateur et lance son projet : les archives de la planète. C’est le premier projet de cet ampleur. Pour le seconder, il choisit Jean Brunhes, un homme curieux, voyageur avec des connaissances scientifique. Très vite les premières s’organisent, le géographe arpente les Balkans avec Auguste Léon. Il fallait voir les costumes, l’architecture, des plans larges… Stéphane Passet va lui pour la deuxième mission partir seul à la Chine. Ancien militaire, aventurier, raconte plus son voyage face à la découverte. Il fait des photos et aussi des films d’une grande beauté.

Albert Khan croit que le progrès va changer le monde positivement. L’irruption de la première guerre change la donne. Le pacifisme et l’objectivité ne sont plus du jour. Albert Khan s’associe à l’armée pour la création d’une image de propagande pour la communication institutionnelle. Cet utopiste pensait que ce conflit était peut-être le moyen de créer du lien entre les cultures. La joie de vivre reprend avec les années folles. Le banquier recrute de nouveaux opérateurs qui doivent partir avec une chambre photographiques, une caméra et des plaques. Il veut montrer l’université du monde. La mondialisation a fait changé les choses avec des mondes anciens qui rentrent dans la modernité. Pas de nostalgie. L’homme fait venir des gens importants de la troisième République avec une ballade dans le jardin suivi du visionnage des autochromes. Il fait aussi une revue de la presse du monde sans pour autant négliger son travail à la banque. Une vie très cadrée, presque ermite, végétarien, sa personne n’a pas d’importance par rapport à ses projets. A partir de 1939, l’homme philanthrope humaniste subit un grand revers. Sa banque fait faillite. Le département de la Seine rachète le domaine en ouvrant le jardin au public. Reclus dans sa maison, il regarde les curieux déambuler dans son paradis perdu. En sa possession, un acte de propriété pour une mine de diamant qui en effet recèle de grosses pierres. Une rente dont il ne pourra profiter car il meurt seul. De lui reste ce que l’on raconte car il conservait toujours une grande discrétion.

De nos jours, on trouve 72 000 autochromes, la plus grande collection au monde sur ce support avec plus de 100h de vidéos. Et surtout, on peut toujours visiter son jardin. Un musée doit ouvrir prochainement afin de pouvoir découvrir les autochromes. La date d’ouverture n’est toujours pas annoncée.

Un reportage intéressant, qui se dévore d’une traite, qui parle d’un homme riche qui a investit car il croyait dans le rapprochement des civilisations pour la paix et la tolérance. Une ballade dans son jardin, vous enchantera certainement car on va à la rencontre des cultures du monde.

Lien vers le reportage : https://www.arte.tv/fr/videos/077334-000-A/albert-kahn-reflets-d-un-monde-disparu/

Pour aller plus loin : https://albert-kahn.hauts-de-seine.fr/

4 réflexions sur “Albert Kahn, Reflets d’un monde disparu – Arte

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