On achève bien les gros – Arte

Le quotidien d’une grosse n’est pas de tout repos. Il faut d’abord pouvoir gérer son corps puis le regard plein de jugement des autres. Comment on fait pour avancer au quotidien?

Gabrielle Deydier a écrit un livre éponyme au titre du documentaire. Elle se raconte. Car être obèse est quelque chose de particulier dans une société où l’on prône la minceur, voir la maigreur. Par conséquent, les gens regardent avec mépris ces corps si différents. Ils ne sont pas normaux et sont mis u banc de la société. Pourtant, le poids n’a pas de rapport avec ce qu’il y a dans le cerveau. Mais lutter contre la grossophobie ambiante est au combien nécessaire partout. Car ce n’est pas un regard qu’il faut changer c’est le mécanisme de pensée biaisé. Le livre de notre auteure a changé sa vie et son témoignage a touché beaucoup de gens normal ou non. L’image donne une autre vision de cette femme avec son mal-être, ses peurs, son inconfort et surtout son courage d’aller de l’avant, de dénoncer. 10 millions de gros en France avec ce chiffre, on devrait pourtant mieux les accepter. Pourtant les espaces ne sont pas pensés pour eux comme le fauteuil dans la salle d’attente qui a des reposes bras donc impossible de s’asseoir, même constat pour les fauteuils au théâtre, au cinéma… Même constat pour la chaise sur du dentiste, du gynécologue…. Trop différent pour être bien soigné aussi. Donc il faut trouver un professionnel de la santé qui ne possède pas trop de biais de jugement, un boulot qui paie pareil une femme normal d’une grosse…

Un reportage qui ne nous laisse pas indemne. Parler de la différence est toujours nécessaire où l’on veut nous faire croire à une société lisse basée sur la l’apparence comme on peut le voir avec l’essor des émissions de téléréalité. Des gens dits beaux et pas très malins que des gens regardent et admirent.

Lien vers le reportage : https://www.arte.tv/fr/videos/086161-000-A/on-acheve-bien-les-gros/

Gabrielle regardant à travers les baies vitrées de la piscine

Présentation
« Obèse depuis l’adolescence, l’auteure Gabrielle Deydier revient sur son histoire et s’élève contre la grossophobie à l’oeuvre dans notre société. Une ode à l’acceptation de soi, contre la tyrannie des normes. 

« J’ai tendance à dire que je mesure une Kylie Minogue et que j’en pèse trois. » Du haut de son 1,54 mètre pour 125 kilos, Gabrielle Deydier vit depuis son adolescence dans un corps que la société réprouve. Quelques kilos en trop l’amènent à 16 ans à consulter un médecin. Il lui diagnostique, à tort, une maladie hormonale et lui prescrit un traitement assorti d’une diète drastique. Son poids triple, charriant avec lui son lot de moqueries. À l’âge adulte, les discours moralisateurs s’ajoutent aux brimades. Mais après des années passées à se cacher, Gabrielle décide d’assumer son corps différent. En 2017, elle s’attaque à la grossophobie, la stigmatisation des personnes obèses ou en surpoids, et publie On ne naît pas grosse (Éd. Goutte d’or), un vibrant réquisitoire contre l’invisibilisation des gros dans une société où rien n’est pensé pour eux. 

Violence normative 
Aujourd’hui, la joviale Parisienne, native du Gard, s’essaie au roman d’anticipation : l’histoire d’un monde hygiéniste où être gros deviendrait un délit. Émaillé de séquences dystopiques plus vraies que nature, ce documentaire la suit dans son quotidien entre les virées au bar littéraire du coin, les sessions piscine longtemps remises à plus tard par peur du regard des autres ou le retour dans son ancien lycée d’Uzès, lieu de ses premières souffrances. Gabrielle Deydier revient face caméra sur son parcours mais explore aussi auprès de différents témoins (spécialistes, personnes obèses) les conséquences plus larges de la grossophobie, telles que les inégalités salariales ou la violence normative induite par la chirurgie bariatrique. « Un jour, on n’assumera plus de couper des estomacs pour faire maigrir des gens« , s’indigne-t-elle. Alors que 10 millions de Français souffrent d’obésité, ce film coup de poing bouscule les clichés et s’interroge sur le traitement réservé à ceux qu’on juge en dehors de la « norme ». « 

Réalisation : Gabrielle Deydier, Valentine Oberti et Laurent Follea
2019

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