Tara – Tome 1 – Un été zéro déchet – Anne-Gaëlle et Gwénola Morizur et Séverine Lefèbvre

Tara n’était pas très partante pour passer ces vacances avec son père. Mais très vite, elle rencontre des jeunes de son âge qui donne une autre saveur à son séjour. Son été sera sous le signe de l’amitié et du zéro déchet.

Comme convenu, Tara part chez son père sur une île bretonne pendant ces vacances. Elle n’est pas si heureuse de cela surtout lorsque son père l’abandonne dès son premier jour. Il doit travailler et c’est très important. Par chance, le restaurant d’en face, lui prépare aussi bien son petit déjeuner que son repas. Tout débute assez mal mais ce n’est que pour mieux apprécier ce qui va se passer par la suite. Car très vite, elle va rencontrer d’autres adolescents de son âge avec qui elle sympathise très vite. Tous ensemble le groupe d’amis découvre l’île qui privilégie les circuits courts et l’artisanat. Il faut se soutenir lorsqu’on vit un peu reclus. La tranquillité des congés va vite s’abroger. Johnny le phoque est gravement blessé à cause d’un morceau de plastique. D’où peut-il venir? Aucun doute que la cabane de la plage doit jouer un rôle. La vérité est encore pire que ce qu’ils s’étaient imaginés. Néanmoins un malin coup de com va changer la donne. Les adolescents ont des idées pour réduire les déchets tout en profitant d’un lieu magnifique et cela va satisfaire toute la population. Tara va se souvenir de ce séjour car elle s’est rapprochée de son père, a de nouveaux amis et découvre l’amour. Quoi de mieux?

L’écologie et le développement durable ont le vent en poupe actuellement. Rien de très étonnant de retrouver les thématiques dans la bande dessinée jeunesse. Anne-Gaëlle et Gwénola Morizur ont choisi d’écrire un scénario autour du recyclage, des circuits courts, de l’artisanat et de la protection de la nature. On pourrait croire que rassembler tout cela semble présomptueux. Mais ce n’est pas du tout le cas. Elles arrivent à traiter tout cela avec beaucoup de pédagogie et de gentillesse. Notre héroïne, Tara, est toute jolie, curieuse et ouverte d’esprit. D’ailleurs, elle va refuser de rejoindre le clan des filles qui ne pensent qu’à leur apparence, trop superficielles. Elle refuse de céder à l’appel du côté obscur. N’oublions pas que cela reste une adolescente donc rien de plus normal qu’avec son père cela soit tendue. Rassurez-vous tout finira bien car la demoiselle a bon coeur. C’est pour ça qu’avec ces amis, ils mettent en commun leurs idées et leurs envies pour changer les choses. Ils refusent la pollution de la mer, la blessure d’un animal innocent, valorise le travail de l’artisan céramiste, la production locale… Et surtout, ils arrivent à embarquer les gens. Pour ne pas dire que c’est une fiction un peu trop mignonette, on trouve à la fin des petits gestes que tout le monde peut faire chez soi. Le changement est possible à tous les âges. La rémoise Séverine Lefèbvre apportent beaucoup de douceur dans son graphisme et ces couleurs chaleureuses. Les trois artistes proposent un très jolie album qui ne pourra que sensibiliser la jeunesse sur les enjeux de l’environnement.

Une belle ouverture sur le développement durable pour les plus jeunes.

8 réflexions sur “Tara – Tome 1 – Un été zéro déchet – Anne-Gaëlle et Gwénola Morizur et Séverine Lefèbvre

      • A 9 ans tu es encore assez innocent sur le monde et il tourne majoritairement autour de ton nombril. La série leur dit qu’ils peuvent être acteur face à des choses interdites, nuisibles… Et c’est vrai, il faut leur apprendre à agir et pas rester des plantes vertes qui regardent en disant je ne peux rien faire donc je ne fais rien.

      • Jusqu’à l’adolescence, le monde tourne autour de notre nombril… 😆

        Dans les séries jeunesses, ils ont toujours une chouette bande de copains pour les aider, chose que je n’avais pas à leur âge. Oui, j’avais des potes, mais jamais aussi soudés que dans les romans/bédé :/

      • Je ne sais pas si cela existe vraiment d’avoir une bande de potes aussi proches et actifs à 9/10 ans. Mais ils peuvent se rapprocher de gens actifs. On a le droit de rêver.

      • J’avais des potes, mais jamais au point que ceux que l’on croise dans les romans, bédés… enfants de parents divorcés, ils passaient la moitié des grandes vacances chez leur père (pas dans mon bled) et quand ils étaient chez leur mère, ils partaient en vacances la moitié du temps ce qui fait que l’on se voyait 15 jours sur les deux mois des vacances :/

      • c’est parce que tu c’était en Belgique 🙂 Dans la bd, le père habite sur une petite île chaleureuse, avec peu d’habitants avec beaucoup de solidarité… Il y a peut-être une île en France où cela existe. Mais au coeur des Ardennes cela semble plus difficile. 🙂

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