Bons baisers de la planète Schtroumpf – Arte

Quand on parle de petits bonhommes bleus avec un chef au petit bonhomme, vous pensez aussitôt Schtroumpf. Que diriez-vous d’en savoir plus ? et essayer de schtroumpfer votre langage?

Franquin et Peyo partent en vacances avec leurs familles sur la côte belge. A table, il oublie le nom de la salière et le mot schtroumpf apparaît comme à merveille. Les deux auteurs s’amusent en invitant des mots autour de ce dernier. Il fallut attendre un peu avant de faire apparaître le tout premier dans les aventures de Johan et Pirlouit. Puis assez vite, leur univers prend vit de façon autonome. Mais le succès ne s’arrête pas aux frontières belge et française. Peyo a fait un clin d’oeil au conflit de langue au sein de son propre pays. Si toute la Belgique schtroumpfait le schtroumpf cela ira mieux. D’ailleurs, ne serait-ce pas le cas partout? En plus, pas de discrimination de couleur, ils sont tous bleus (à une exception près). Ces personnages se renouvellent sans cesse dans un univers très riches qui fait rire et réfléchir. La communauté évoque la vraie vie des gens. Ils sont définis soit par leur métier ou soit par leur caractère. On oublie pas le méchant, très utile, avec Gargamel et Azraël qui est un méchant comique très sophistiqué. Ce qui explique aussi pourquoi le succès à traverser le monde même s’ils changent de nom dans les autres pays. Aux Etats-Unis, ils se font appeler les smurfs.

La rançon du succès est la critique. On voyait dans les schtroumpfs un symbole du culte du socialisme, du critique des juifs jusqu’à l’apologie de l’homosexualité. La schtroumpfette fait encore réfléchir car elle est née de la main de Gargamel et a été transformé en bimbo blonde écervelée. A partit de là, les petits bonhommes bleus sont sexués et vont se comporter majoritairement comme des crétins. Faut-il voir quelque chose de sexiste? Voir des mecs obsédés n’étonne personne mais une fille stupide oui. Il ne faut pas oublier de mettre aussi la création dans son contexte.

Peyo issu du monde de la publicité cherchait aussi à créer des produits dérivés. Et il y est arrivé de son vivant dans le monde et cela se poursuit de nos jours. On trouve des dessins animés, des parcs d’attraction, des foires thématiques et tellement d’autres goodies. Cela m’étonne de voir des adultes du monde entier collectionner tous ces petits trucs à poussière. En tout cas, ce documentaire m’a donné envie de me replonger dans la bd que je n’ai pas pu depuis plusieurs années.

Un documentaire qui parle de bd cela fait toujours plaisir à voir. C’est assez rare pour être souligné. Une certitude, on ne verra plus le Schtroumpf tout à fait pareil.

Lien vers le documentaire : https://www.arte.tv/fr/videos/077355-000-A/bons-baisers-de-la-planete-schtroumpf/

Présentation officielle
« Comment les personnages de bande dessinée créés par le Belge Peyo sont-ils devenus des icônes mondiales ? De Bruxelles à Los Angeles en passant par Dubaï, un voyage allègre sur les traces des célébrissimes lutins bleus.

On les appelle Smurfs aux États-Unis, Seumeopeu en Corée ou Schlümpfe en Allemagne : personnages secondaires d’une aventure de Johan et Pirlouit, les lutins bleus, créés par le dessinateur belge Peyo en 1958, n’ont pas tardé à jouer les premiers rôles, jusqu’à conquérir le monde entier à coups d’albums, de séries télé, de longs métrages, de parcs à thème et d’innombrables produits dérivés. Mais que sait-on de ces créatures hautes comme trois pommes (bleues), dotées de leur propre langue et habitant une cité idéale parsemée de maisons-champignons ?

Schtroumpfement bien !
De Bruxelles à Los Angeles en passant par Dubaï, de la genèse et des ressorts de l’univers à la reconnaissance de la tribu par les Nations unies (via une campagne de promotion du développement durable), Jean-Marc Panis explore la planète Schtroumpf au fil d’un réjouissant road trip jalonné de rencontres avec des fans, des spécialistes et des créateurs (la fille de Peyo Véronique Culliford, les dessinateurs Philippe Geluck et Cosey, le comédien Gérard Hernandez, voix française du Grand Schtroumpf, ou Kelly Asbury, le réalisateur du film d’animation américain Les Schtroumpfs et le village perdu). »

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