Elementary – Saison 1 à 7

Sherlock Holmes ne cesse d’inspirer les créatifs. Les anglais n’ont pas les seuls à vouloir donner une nouvelle vie à ce héros d’un autre temps. L’enquêteur version américaine apparaît sous le nom d’Elementary ».

Attention spoiler

Qui a dit que Sherlock Holmes devait vivre dans l’Angleterre du 19ème siècle ? Vous allez me dire Arthur Conan Doyle. Mais n’oublions pas qu’il n’en pouvait plus de son personnage et l’a tué. Par pression du lectorat, il a dû le ressusciter. Et depuis, l’enquêteur très doué n’est jamais mort. Les adaptions restent légion que soit en bd, en film, en pièce de théâtre… Et bien entendu, le support préféré de la planète : le série. Les américains n’échappent pas bien entendu à cette règle. Ainsi prend vie « Elementary » avec un ancien toxico qui a une compétence spécifique. Sherlock Holmes voit les choses autrement grâce à son analyse et son sens de l’observation. Son dada se résume à résoudre des crimes et mettre les criminels derrière les barreaux. Pour son retour à New-York dans la maison de famille, il a une compagne affectée par son père : une marraine d’abstinence. Une ancienne chirurgienne qui a changé de métier au nom de Watson (Lucy Liu).

Qui a dit que Watson devait être forcément un médecin et un homme blanc ? Quand on est au 21ème siècle, on pense autrement avec plus de tolérance, d’ouverture et de diversité. Ne dit-on que la femme est l’égale de l’homme, dans l’idée. Un duo qui a dérangé certains fans, certains misogynes et certains racistes. Qu’importe, je trouve que l’alchimie fonctionne assez bien entre ces deux antagonistes qui progressivement s’apprivoisent. Le duo va mener des enquêtes pour la police de New-York. Le capitaine Thomas Gregson (Aidan Quinn) fait appel à eux et ils travailleront avec un jeune inspecteur très prometteur, l’inspecteur Marcus Bell (Jon Michael Hill). Ensemble, ils écument les scènes de crime et mettent les méchants en prison. Pour donner du piment aux enquêtes, on va devoir faire face à 3 gros méchants dont 2 ne feront pas long feu. Mais une va durer jusqu’au dernier épisode de la série avec la terrible Irène Adler. Et oui, on retrouve Moriarty (Natalie Dormer) sous les traits d’une magnifique femme blonde et non d’un homme pragmatique. Aussi intelligente que troublante, elle remet en cause l’ordre du monde. Au final, c’est toujours le côté obscur qui gagne. Cette M et Sherlock s’aiment d’un amour impossible. Le génie ne suffit pas à chaque coup de foudre.

La série se compose de 7 saisons diffusée entre le 27 septembre 2012 et le 15 août Z019 aux Etats-Unis. On constate un essoufflement de la série vers la saison 6. D’ailleurs, on a l’impression que l’ultime saison n’était pas confirmée quand on regarde le final de la saison 6. Elle aurait pu conclure la série. Mais non, malgré une baisse d’audience, une saison 7 est née avec une nouvelle dynamique. Notre charmant Marcus Bell n’ira pas chez les marshals mais deviendra capitaine. Sherlock revient parmi les vivants et doit accepter d’avoir rechuté car c’est un drogué. Miss Watson arrive a adopté un jeune garçon tout en gardant une coloration blonde. Et comme elle doit faire face à un cancer Sherlock reste à New-York et retrouve leurs habitudes d’enquêteurs. Un happy-end tout gentil, peut-être trop.

Toutefois, la série se regarde assez bien sans trop se faire de noeud à l’esprit. Je m’interroge beaucoup sur certains détails. Déjà Lucy Liu porte toujours des tenues vraiment sublimes qui lui vont à ravir. Mais comment peut-elle avoir une telle garde robe, chaussures incluses dans son petit placard dans sa chambre? Loue t’elle des vêtements? Utilise t’elle des applis que quand elle ne le porte plus elle les vend? On ne voit jamais le dressing. Alors que Sherlock porte des vêtements assez similaires régulièrement soit unis bleu ou avec des rayures. Il porte régulièrement une veste bleu foncée avec une pièces de monnaie décorative. Pour les fans de mode féminine, « Elementary » sera un vrai régal pour les yeux comme « Suits ».

La maison de New-York a changé entre le premier épisode et les suivants. Il n’est pas toujours très facile de se repérer. Mais le décor de ce lieu est vraiment très intéressant. On a l’impression que le site est en délabrement contrairement au mobilier qui semble neuf dans son hétérogénéité. Les fauteuils et chaises sont des éléments très importants et on les aperçoit à chaque épisode. Telle la bergère avec des oreilles rouge qui semble très confortable. Je les adore.

La dernière chose qui m’intrigue beaucoup c’est cette surconsommation de papier. Malgré les écrans de télévisions, les ordinateurs portables, les téléphones portables… tous les éléments sont systématiquement imprimés, souvent en couleur et en recto. C’est dommage à notre époque de mettre un tel hommage au papier quand tout existe sous un format numérique. Effectivement, c’est éventuellement pour un rendu esthétique que ce choix a été fait. Mais je trouve cela dommage de montrer une version moderne qui conserve des gestes d’un autre temps, moins développement durable.

Bref, une chouette série policière inspirée de Sherlock Holmes qui va donner envie de relire le classique et d’aller voir la version différente de la BBC.

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