Travail à la demande – Arte

L’avenir est-il forcément précaire? Livreur, répondre à des sondages, donner des informations à une IA, tester des meubles… Est-ce l’avenir de l’emploi dans le monde?

Que cela soit Amazon, Ikea, Uber…. tous ont décidé de proposer des emplois mal rémunérés et partout dans le monde. Malgré les conditions assez contraignantes et non enrichissantes, le besoin de gagner de l’argent pousse les gens à tout accepter. Ces métiers fluctuants vont d’être chauffeur, de répondre à des questionnaires, de décrire une image, de rajouter une couverture de livres…. créer de la précarité, de la souffrance et du mal-être. A cela se rajoute des notations qui peuvent avoir des impacts assez négatif sur la vie des auto-entrepreneurs. Certains peuvent perdre leur emploi car un livreur n’aurait pas dit bonjour à un client. C’est totalement fou comme système.

Comment ressortir indemne après un tel reportage? On se demande dans quelle société nous vivrons demain si l’on ne s’interroge pas plus sur notre monde d’aujourd’hui. Car l’ubérisation de tous les emplois n’est pas très loin surtout avec l’essor des IA.

Michel Amewieye, travailleur du net

Descriptif programme
« Livraison de repas à domicile, voitures avec chauffeur, participation rémunérée à des sondages : « l’économie des petits boulots » ou « gig economy » génère un chiffre d’affaires planétaire de 5 000 milliards de dollars, en constante expansion. Des États-Unis au Nigeria, de la France à la Chine, un voyage à la rencontre des travailleurs « à la tâche » de l’économie numérique mondialisée.  

« Accédez à une main-d’œuvre mondiale, à la demande, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7« , promet la plate-forme d’Amazon Mechanical Turk, dite « M Turk », créée au début des années 2000 pour proposer des services allant de la correction de données à la participation à des sondages en passant par l’évaluation de photos pour des sites de rencontres. Elle emploie aujourd’hui un demi-million d' »indépendants » dans 190 pays qui, hors Inde et États-Unis, sont rémunérés en bons d’achat Amazon, pour une moyenne de 10 à 20 dollars par jour. Avec la livraison de repas à domicile et les VTC (voitures avec chauffeur), elle constitue l’un des emblèmes de cette gig economy, littéralement « économie des petits boulots », qui génère un chiffre d’affaires planétaire de 5 000 milliards de dollars, en constante expansion. On estime que 500 millions de personnes en dépendront pour vivre, ou plutôt survivre, en 2025. Car la liberté et la simplicité d’accès qui font le succès des plates-formes reposent aujourd’hui sur leur exploitation. 

Pour une poignée de dollars 
À San Francisco, Al Aloudi et Annette, chauffeurs Uber dont les gains ont fondu, puis disparu avec la pandémie, luttent pour se faire reconnaître comme salariés par la plate-forme. À Strasbourg et à Paris, Leila et ses pairs, livreurs cyclistes de repas, s’engagent dans une bataille similaire contre Deliveroo après l’accident grave dont a été victime l’un d’entre eux. Dans une bourgade de Floride, Jason expose ses combines pour arracher à M Turk quelques dollars de plus, tandis que d’autres « travailleurs fantômes », à Lagos ou ailleurs, décrivent leur sujétion permanente à l’écran pour ne pas rater une opportunité. Cet aperçu éloquent et sensible de la division planétaire du travail révèle le coût humain, mais aussi environnemental, de l’expansion dérégulée de l’économie numérique, à l’image de ces millions de vélos urbains jetés dans une décharge de Shenzhen, conséquence de la concurrence effrénée entre loueurs. »

Je vous invite aussi à lire le très bon article sur le site du Monde.

A voir et à partager : https://www.arte.tv/fr/videos/075833-000-A/travail-a-la-demande/

7 réflexions sur “Travail à la demande – Arte

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