Tous super héros – Tome 2 – La coupe de tout le monde – Jean-Christophe Camus, Lilan Thuram, Benjamin Chaud et Nadeige Imbert Cousinié

Est-ce que l’autre est vraiment différent de nous? Faut-il s’en méfier ou essayer de le connaître? Les super héros vont vous répondre.

Aujourd’hui la rentrée à l’école est un peu singulière. Deux nouveaux enfants viennent d’arriver dans la classe. La maîtresse présente à tous les élèves : Mimi et Walid. La plupart des enfants savent qu’ils viennent d’arriver dans la ville avec leur parents. Cette arrivée créée des tensions chez les adultes. D’ailleurs, même les murs de l’école sont recouverts d’affiches écrit « Chacun chez soi ». Que pensez alors? Les parents peuvent-ils se tromper? La réponse est peut-être en essayant de faire son avis tout seul. Les deux enfants parlent de leur arrivée en France car soit leur pays est en guerre ou soit une catastrophe naturelle a fait disparaître leur lieu d’habitation. Ils ont tout perdu même des proches. Ils sont ici avec leur famille pour prendre un nouveau départ. Ces histoires touchent tous les élèves. Le soir, la plupart essaie d’en discuter avec leur père et leur mère comme Doria. Son père pense que les migrants n’ont pas leur place dans son pays. Mais lorsqu’il montre son livre de foot, elle lui fait remarquer que tous ces footballeurs qu’il admire tant, viennent pour la plupart d’autres pays. Est-ce que la France aurait pu gagner le mondial sans sa mixité? Qu’importe. Il va y avoir un match de foot avec tous les élèves afin d’accueillir les nouveaux habitants. Le maire est à l’initiative de cette action. Est-ce que c’est la fraternité qui va sortir vainqueur?

Jean-Christophe Camus et Lilan Thuram ont vraiment de la suite dans les idées. Leur scénario est vraiment très bien construit et avec beaucoup de finesse. Parler des migrants, des causes de migration, du respect, de la diversité à des enfants n’est pas toujours aisé. Surtout quand ce sujet reste toujours d’actualité avec son lot de nationalistes, de racistes et de phallocrates. Combien de fois avons-nous entendu, il faut que la France reste aux français? Si on pousse le raisonnement de cette expression, on trouve vite sa limite. La migration a toujours fait parti de chaque culture. On a le droit de récrire son Histoire en fermant les yeux sur les faits. Les enfants s’interrogent et demande des comptes à leurs parents. C’est en discutant et en s’ouvrant aux autres que l’on peut changer notre regard et apprendre la tolérance. Tous ensemble, on peut construire de nouvelles choses et se faire de nouveaux amis. Le raisonnement est poussé jusqu’à l’égalité garçon/fille. Dans le match de foot à la fin, aussi bien les filles que les garçons jouent. Dans les cours d’école, souvent les garçons occupent le centre en jouant au foot et les filles sur les côtés pour d’autres activités. On apprend à genrer dès le plus jeune âge. On considère souvent les filles pas assez fortes pour ce sport. A croire qu’il faut forcément un système trois pièces pour courir après un ballon. L’équipe de foot de France féminine n’a pas la même aura que leurs homologues masculins. Alors qu’elles n’ont rien à leur envier sur le terrain à part leur salaire bien entendu. Il est important de montrer l’exemple et de dénoncer la bêtise humaine. Une bande dessinée à offrir impérativement à tous les enfants et à mettre à disposition dans toutes les bibliothèques scolaires et municipales.

Une histoire positive et bienveillante qu’il mettre entre toutes les mains.

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