Manger quelle aventure – Quino

Manger, voilà quelque chose qui vous semble ordinaire. Toutefois derrière cette simple action se cache des situations des plus surprenantes. Vous voulez en savoir plus?

Que l’on soit à la maison ou au restaurant, l’action de se restaurer n’est jamais ordinaire. C’est beaucoup plus que cela. Savez-vous poser un regard critique ou rempli d’ironie là-dessus? Attention sens de l’humour obligatoire pour apprécier le raffinement ou son absence lorsque vous allez au restaurant ou chez des convives. Applaudirez-vous le serveur qui va tuer une mouche qui vous dérange grâce à une spaghetti qui était dans votre assiette? Oserez-vous faire un reproche au serveur qui a dévoré votre plat de frites derrière un pilier? Allez-vous réclamez un supplément insecte dans votre soupe au prétexte que vous êtes dans un restaurant chic? Quino vous fera découvrir aussi l’origine de certains plats comme les bouchées Sir Rodney. Un aventure qui était parti en Afrique et qui a découvert une pratique culturelle. Parfois, il ne faut pas demander à savoir à quoi peut servir un grand pic au-dessus d’un feu. Il vous révélera aussi une pratique futuriste. Comment nourrir les prisonniers? Un spray au parfum soupe et chacun pourra se régaler de façon équitable. Apprécier une bonne boisson que l’on soit seul, avec un serveur ou des amis on apprend à l’apprécier. Qu’importe comment vous finirez après. Chaque gag est un petit bijou d’ingéniosité et d’ironie. A relire pour sourire.

Quino n’est pas seulement le papa de Mafalda. C’est un humoriste de haute voltige qui sait faire rire avec ou sans texte. Le sens de l’absurde, de l’improbable avec un regard critique n’est pas donné à tous. Quino possédait ce talent qui rend ces ouvrages intemporels et sans frontière. Il sert avec beaucoup d’habileté des critiques drôles sur la gastronomie. Un petit restaurant prépare la tampouille servie dans un restaurant de luxe. Ces restaurants prestigieux en prennent pour leur grade avec les mouches qui volent en salle ou qui flottent dans la soupe. Sans oublier l’obséquiosité des serveurs qui une fois chez eux sont exécrables. De même pour les gens de la haute qui se satisfont de peu pourvu qu’on leur fasse croire que c’est rare et cher. Quand on a de l’argent on est prêt à accepter si l’on veut leur faire croire qu’ils sont exceptionnels. L’égo accepte d’être pris pour un pigeon. Il ne se moque jamais de l’homme ordinaire, du quotidien. Toutefois, il se moque des gens obèses qui veulent perdre du poids et qui se sentent mal. La réponse à leur souffrance est peut-être dans le fait de manger moins ou de faire du sport. Un peu facile non? Par contre, il fait des clins d’oeil à sa culture avec par exemple une référence à Botéro ou au réalisme magique de Gabriel Garcia Marquez. La poésie n’empêche de faire rire et réfléchir à tous ces problèmes qui gangrènent la société. Pauvreté, surveillance, dénonciation, monde des apparences… rien n’échappe à son oeil. Pas besoin d’avoir une petite fille pour dire des vérités à travers un prisme spécifique. Comme quoi la nourriture peut aussi nourrir l’esprit.

Une parenthèse critique et drôle à savourer et à partager.

24 réflexions sur “Manger quelle aventure – Quino

  1. J’aime bien l’idée des petits gags autour de la nourriture, je pense que certains me feraient rire ou sourire. J’aime moins l’idée des moqueries que tu évoques mais je note quand même.

    • Il y a un gag sur les toilettes un resto chic. Un client va aux toilettes et c’est dégueulasse partout. Il fait ce qu’il a à faire. Mais il revient à sa place, il voit à la tête de chaque client une tête de cochon. J’ai trouvé cela assez drôle car on dit souvent que les toilettes sont à l’image du lieu.

    • et puis c’est aussi une question de génération. Quino a été rattaché à Malfalda qui a connu un succès dans les années 80 en France. Après il a été un peu oublié.
      Je l’ai trouvé dans les nouveautés de la médiathèque. Un choix surprenant pour un livre qui n’a rien de nouveau. Mais cela m’a donné envie de relire Sempé et d’autres dans le même genre. On oublie la force d’un dessin.

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