Ca n’arrivera pas – Nicolas Beuglet

Tout commence avec le Covid qui permet à l’état de limiter les libertés pour la sécurité de tous. Sur lequel on rajoute le terrorisme et ainsi on peut autoriser plus de choses pour suivre les gens à la trace. Qu’en est-il quand on refuse de rentrer dans les rangs?

Tout débute un vendredi le 20 mai 2020. Jean aurait aimé tout promettre à sa fille. Que tout allait redevenir comme avant. Lui-même l’espérait beaucoup. Tout ça parce qu’il refuse que Maïa se fasse vacciner. Ceux qui ont été vacciné mettent de côté ceux qui le refusent. Ils sont considérés comme des pestiférés. Même le ministère de la Santé leur écrit. Mais le père refuse des les ouvrir, il sait ce qu’il y a dedans. Cela ne va l’empêcher d’aller faire les courses, masques sur le visage écouteur dans les oreilles. Les nouvelles sont toujours les même. Malgré les vaccins, il faut garder les masques et les distances de sécurité. Et surtout la vidéo surveillance qui permet de pouvoir identifier tous les individus. Officiellement c’est pour la protection de toute la population. Toutefois plus personne n’est vraiment libre de ces actions. Ainsi en déplaçant, les gens le fuient car tous ceux à proximité ont l’information qu’il n’est pas vacciné. Quand l’espace est plus restreint, il n’a pas le droit d’accès. Pour ça, il faut se faire vacciner et il y a toujours un médecin pas loin qui peut le faire. Il est à bout de nerf quand il voit le nombre de chose qui lui sont interdites. Les choses empirent quand sa fille lui demande de rentrer en urgence. L’école lui demande un document officiel prouvant sa maladie l’empêchant de se rendre au lycée. Qu’importe l’arrivée de la police changea la donne. Ils viennent faire un contrôle car il semblerait que quelqu’un à de la fièvre. Jean essaie d’expliquer qu’il a du courir ce qui a fait monter sa température. Par précaution, les policiers vont prendre sa fille. Le pire arrive quand ils constatent une infraction encore pire car il a déscolarisé son enfant, ce qui est interdit. Quel avenir possible pour cette famille?

Une nouvelle qui fait froid dans le dos de la première à la dernière page. Ce qui effraie déjà c’est l’actualité du sujet. Nous sommes en pleine pandémie. En effet, nous devons porter le masque tout le temps et limiter le plus possible nos interactions sociales. Sur lequel on nous rajoute des périodes de confinement et de semi-libertés. La peur règne dans le coeur des gens qui ne peuvent plus se projeter, s’organiser, voir les proches. Puis, l’état incite les citoyens par tous les biais possible de télécharger une application qui vous suit en permanence. C’est le début de l’acception du contrôle volontaire des gens. Une crainte amplifiée avec le terrorisme qui demande alors plus de surveillance globale. L’auteur nous interroge sur jusqu’à quelle point nous sommes prêts à accepter d’être surveiller? On pense que son histoire est juste de la fiction. Toutefois les références à l’Alicem et l’identité numérique de l’Union européenne sont réelles. Pour la protection de tous est-on prêt à tout renoncer? Le droit de rêver et d’espérer deviennent-ils des utopies? La peur est palpable lorsqu’on se balade dans la rue, dans les transports, la surveillance devient-elle la seule solution? Toute la confiance doit-elle reposer sur l’état et la police? A vous de répondre en toute conscience.

Une nouvelle qui vous ne laissera pas insensible à cette période de l’année. A vous de voir si ça n’arrivera pas.

Lire la nouvelle gratuitement sur le site de l’éditeur XO.

Merci à Pativore pour son conseil : « Avec cette nouvelle, le lecteur est projeté dans un futur (proche) fort possible et fort effrayant. Quant à la couverture, elle est toute simple mais vraiment bien pensée. »

6 réflexions sur “Ca n’arrivera pas – Nicolas Beuglet

  1. Contente que tu l’aies lues et appréciée, je t’avais dit qu’elle faisait froid dans le dos 😉
    Connais-tu les romans policiers de cet auteur ? Dans l’ordre, Le cri, Complot et L’île du Diable, ils sont géniaux 🙂
    Je n’ai pas lu son dernier avec une nouvelle enquêtrice mais je vais le faire !

  2. J’ai toujours été contre les caméras de surveillance, qui ne surveillent rien, puisque personne n’est derrière, qui ont des images merdiques qui ne servent pas à grand-chose et qui n’empêche pas les désastres, puisque à Nice, ville bourrée de caméras partout, un putain de camion a pu faire des repérages plusieurs fois sans jamais être inquiété… et ensuite, foncer dans la foule et tuer… Les caméras n’ont pas fait leur boulot, mais le maire en a remis plus !

    Dans nos pays, on a hurlé aux libertés qu’on nous retiraient, alors que ce sont des mesures sanitaires et que notre liberté s’arrête toujours où commencent celles des autres. Quand je vois ce qu’il se passe dans d’autres pays, aux vraies dictatures, j’ai froid dans le dos ! Aux Philippines, ordre était donné de tirer sur les pauvres gens qui sortaient durant le confinement pour aller chercher à manger (ils n’avaient pas le choix)… ÇA c’est liberticide et meurtricide ! Nous, à côté, on a hurlé pour des bêtises (moi pas, je n’ai pas hurlé avec les loups).

    L’auteur décrit sans doute plus un environnement dictatorial, comme en Chine, Corée du Nord, et autres… Je ne pense pas que ça arrivera chez nous (j’espère ne jamais avoir tort sur ce point-là !!).

    • Quand tu vois que la police peut savoir ce que font les gens avec des drônes en toute illégalité. Qui vérifie que la loi est respecté? Surtout que derrière il y a des hommes qui peuvent mater… c’est dégeulasse.
      Ces vidéos qui identifient me font peur.

      • Les flics ont un appareil qui peut capter les conversations téléphoniques ou tout simplement privées, ils l’utilisent sur les terrasses de café pour « espionner » des gens suspectés de choses ou d’autres, mais ils entendent aussi tout le reste et quid de la conversation entre une personne et son avocat ? Ou du citoyen lambda ? Et c’est sans mandat en plu s!

      • Et on ne sait pas tout ce qui existe en plus. Je me suis achetée un bouquin sur comment on peut pister et écouter les citoyens. Quelque chose me dire que cela va faire froid dans le dos.
        On investit pour toujours plus suivre, écouter les gens et pourtant on n’arrête pas les grands criminels et les intégristes avec le désir de mort. Il y a un problème dans l’utilisation des outils? de l’organisation en interne?

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