Chère Ijeawele – Chimamanda Ngozi Adichie

Voilà quelques années, une amie demanda à Chimamanda Ngozi Adichie des conseils pour donner une éducation féministe à sa fille qui vient de naître. Une question surprenante qu’elle prit avec sérieux. Alors elle sortit son crayon et lui adressa une lettre qui est devenu un livre.

Avoir des conseils pour donner une éducation féministe à sa petite fille, voilà qui peut surprendre. Chimamanda Ngozi Adichie a déjà pris position dans son pays et dans ces livres, pour une égalité homme femme. Alors qui de mieux serait appropriée pour recevoir cette requête et d’une amie proche ? Après un temps de réflexion, la jeune femme pris le temps de rédiger une lettre qui prendra la forme d’un manifeste puis d’un livre. La structure s’organise  en quinze suggestions proposées les unes après les autres. En effet, elle fait des propositions qui amènent à la réflexion sur des comportements, des abus textuels, des idées reçues…

Voilà un livre à mettre dans de biens nombreuses mains qu’elles soient féminines ou masculines et quelles que soient les obédiences. Une lecture facile et très engagée pour sensibiliser sur les bons comportements à avoir. Et quand on voit les comportements de plus en plus déplacer des hommes dans toutes les sociétés, il ni a pas à dire, il y a une éducation à refaire. Une femme est capable de faire ce qu’elle souhaite. Elle n’est pas selon une loi naturelle destinée à s’occuper de la maison, faire la cuisine, être un objet sexuel et s’occuper des enfants. Une façon de penser bien pratiques pour les hommes en général. Car la biologie prouve qu’ils ont les mêmes compétences pour faire ces choses-là. Incroyable !

Il faut dire stop aux abus textuels. Par exemple cette phrase beaucoup entendu : « son mari l’aide à s’occuper des enfants ». Ce qui sous-entend qu’il est normal qu’un père ne s’occupe pas de ces enfants. Ce n’est pas son travail. Il a déposé la giclé fécondatrice, son nom est sauvegardé maintenant il peut faire des choses intéressantes. Le mari n’aide pas, il doit aussi s’occuper de sa progéniture. On entend aussi le fait qu’une femme ne peut exister que si elle est mariée. A force de propager cette idée, on infériorise la femme. Seul un homme peut donner une réalité à une femme et en plus il faut qu’elle change de nom. Elle doit renoncer à ce qui fait d’elle, son histoire en se soumettant aux choix de son mari. On n’a jamais entendu dire qu’un homme devient un homme grâce à sa femme. Ainsi beaucoup de femmes ne pensent qu’à cela et devient un objectif de vie. Alors que ce n’est pas le cas pour un homme ce qui engendre des attentes très différentes dans un couple. L’auteur propose que si dans une phrase on change le genre et que le sens change alors c’est qu’il y un souci d’égalité. La preuve par l’exemple ci-dessus du mariage.

De même pour les activités pour les enfants. On laisse plus facilement les garçons faire ce qu’ils veulent et manger plus. Alors qu’on va demander aux petites filles de rester sage et calme. Cela se voit aussi à travers les jouets. Pour les garçons on trouve des jouets d’action avec des voitures, des avions, des trains…, des choses qui bougent. Pour les filles, des poupées, des poupons, des cuisines… des choses qui demandent peu de déplacements et qui sous-entendent les activités liés aux futures femmes. Par exemple, on considère que c’est aux hommes de faire la demande en mariage. C’est encore très mal perçu qu’une femme puisse le faire. Encore un rapport sur l’action et l’attente.

Encore deux mots sur le fameux port de la jupe. On entend toujours « c’est normal qu’elle se fasse violer, elle portait une jupe ». Le pauvre homme qui a un souci avec son pénis. Il est faible le petit. Il voit une jupe et doit violer une femme. Ce n’est pas lui agit mal et qui a un problème, c’est la femme. Pourquoi ce genre de comportement est-il encore toléré? Si monsieur à un souci, il peut se faire castrer, les tentations seront moins grande à l’avenir ou il peut aussi rester chez lui, consulter… Même les femmes qui sont sous des grands voiles se vont également violer. Alors quelle est l’excuse de l’homme ? Il aurait de plus grands besoin justifiant aussi l’infidélité. Encore une idée fausse. « Les femmes doivent « se couvrir » pour protéger les hommes. Je trouve cela profondément déshumanisant, parce que les femmes en sont réduites à de simples accessoires servant à gérer l’appétit sexuel des hommes. »

Je pourrais parler encore plus longuement de ce livre qui mérite d’être relu, lu à haute voix et surtout offert. Il ni a aucun doute que certaines choses vont poser des questions à certains et certaines.

L’avis de Les chroniques Culturelles : « Finalement, plus que féministe, j’aurais envie de qualifier cette éducation d’humaniste, car elle cherche finalement à former un individu heureux et complet, qui est vraiment lui-même. Le tout avec un humour mordant (savoir cuisiner n’est pas une compétence préinstallée dans le vagin) et beaucoup d’anecdotes. « 

3 réflexions sur “Chère Ijeawele – Chimamanda Ngozi Adichie

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