Fais de moi la colère – Vincent Villeminot

Ismaëlle et Ezéchiel d’un regard sentent que quelque chose le lie. Quand l’amour rencontre la colère, cela ne peut donner naissance à quelque chose de grand et de rare. Ensemble, ils vont affronter une terrible bête mystérieuse. 

Son père, pêcheur est mort alors qu’elle n’est pas encore pas majeure. Ismaëlle se jette dans la vie bien trop tôt. Elle abandonne les études, s’émancipe et se jette à coeur perdu dans la pêche. La mer devient son amie et sa compagne. La découverte de soi et de son plaisir lui donne un peu de piment dans sa morne vie. Tout va prendre un autre sens lorsqu’elle va croiser le regard de ce jeune homme, Ezéchiel. Il l’intrigue. Le lien va prendre forme quand des corps se mettent à flotter sur le lac franco-suisse. Des cadavres par centaines remontent des profondeurs.

« Sommes-nous tous ainsi, habités par des monstres ? Sommes-nous encore des hommes et des femmes ? Sommes-nous pire que cela ou simplement cela ? »

La jeune fille à la peau diaphane et ce jeune garçon à la peau noire prennent la mer. L’une vient de découvrir l’amour, le vrai et l’autre a trop connu la guerre et l’horreur. Ensemble, ils vont créer quelque chose de fort, de surnaturel. Grâce à lien unique, ils rencontrent la Bête mais il faut payer un lourd tribu pour retrouver la quiétude d’antan. Ismaëlle va devoir tourner les pages de son destin autrement.

Vincent Villeminot quitte pendant un temps l’écriture de roman pour adolescent pour se jeter dans un roman adulte. La maîtrise des mots est chose acquise pour nous emmener dans un récit d’aventure. Mais pour cette histoire à deux voix qui fait écho à Moby Dick, il entoure son histoire de poésie. Le langage qui paraît si simple se montre rempli de cruauté, de rage et de désespoir. Sans oublier le travail de ponctuation qui souligne avec élégance les silences. L’auteur nous plonge au coeur d’une bulle énigmatique où la vérité ne serait qu’un songe. Il ne faut pas chercher une logique pure, ni une morale. On tourne les pages. On se laisse porter. On se laisse perdre. Et quand on a finit, il faut accepter de ne pas tout saisir. La métaphore nous a t’elle parlé ou pas. Qu’importe, vous avez vécu une aventure de lecture singulière qui vous ne a jamais pas laissé insensible.

Une lecture étonnante car elle désoriente comme c’est rare de pouvoir le ressentir. Une forme qui risque de ne pas séduire tous les lecteurs. On entend les longs silences annonçant le temps qui passe et la mort jamais très loin.

« Je te désire. Te veux.
Je pourrais te piller. Etre ton souverain, exercer un empire sur ton corps et ton âme, tout prendre, ne rien laisser, derrière moi. Des outrages. Que tu ne restes intacte pour aucun des suivants.
C’est cela ? »
« Peut-on aimer ainsi ? Dès le premier regard ? Reconnaitre une âme sœur ?
Non c’est la peau, d’abord, l’appétit. Ou une épiphanie.
Peut-on aimer un jour ? Sans ravages ? Sans appétit féroces ? »

L’avis de Folavrilivres : « Ce roman avait tout pour me plaire mais il ne m’a pas convaincue ; un texte décousu, répétitif et bien trop nébuleux à côté duquel je suis complètement passée… »

#MRL18 #Rakuten

Merci au Match de la Rentrée Littéraire

3 réflexions sur “Fais de moi la colère – Vincent Villeminot

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir

  2. Pingback: Bilan culturel octobre 2018 | 22h05 rue des Dames

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