Pythagore – Tome 1 – Echec à Brazerro – Derib et Job

Lord Traf Halgar lance un concours pour la réalisation d’un modèle de véhicule tout terrain et amphibie. Un défi de taille que Matthieu, Ketty et Octane décident de relever. 100 000 francs de récompense à quoi de motiver cette joyeuse équipe.

Matthieu profite des vacances scolaires pour se plonger dans son magazine préféré : Science et nature. Sa surprise est de taille lorsqu’il voit qu’un concours est organisé et que les vainqueurs remporteront 100 000 francs. Ni une, ni deux, il court chez Ketty pour lui montrer l’artiche. L’idée de participer l’intéresse. Il faut aussi en parler à Octane, l’inventeur fou. A la nuit tombée, tous se mettent à réfléchir à ce projet. Soudain, un hibou grand duc ivre pénètre par la fenêtre et se foule la patte dans son atterrissage raté. On le soigne, mais l’évocation du mot calcul éveille sa curiosité. D’ailleurs, il n’hésite pas à prendre un stylo pour corriger les calculs erroné d’Octane. Pas de douce ce hibou est un génie. Il sera alors nommé : Pythagore.

Une bonne nuit de repos leur permettra de prendre des forces afin de trouver des idées le lendemain au zoo. L’équipe va se partager le travail et réaliser la maquette. Très vite après l’avoir envoyé, ils reçoivent un courrier que leur projet est sélectionné. Ils sont tous conviés à se rendre dans la propriété de Lord Traf Halgar à Jambloup. La journée a été très agréable. Mais le soir venu, après que chacun soit retourné chez soi, Camisol et Micasol en profitent pour voler les plans du projet. Par malchance, Matthieu était revenu chercher quelque chose et se fait enlever. Le lord va venir à la rescousse et connaît l’identité du commanditaire, un nommé Brazerro qui vit au Texique. Il va demander de l’aide à son pire ennemi, son cousin, Crazerro. Mais c’est grâce à Pythagore que tout va redevenir normal et qu’une famille en guerre va connaître la paix.

Voilà une bande dessinée où l’on devine dès la première page que cela sent les années 70/80. Le bon dans le temps se fait grâce à cette magnifique ligne claire où tout est bien délimité dans des cases aux pourtours noirs. Le dessin est précis et très descriptif. Derib (Claude de Ribaupierre) et Job (André Jobin) viennent de se rencontrer et décident de se lancer dans le récit des aventures d’un hibou mathématicien à tendance alcoolique. Ils créeront trois histoires avant de lancer la série à succès toujours en cours « Yakari ». Ce premier tome est l’occasion de faire des clins d’œil à leur contemporain. Le paravent derrière lequel se change Ketty est un paysage des Schtroumpfs crées en 1958 par Peyo ainsi qu’une figure d’un Schtroumpf noir (« Les Schtroumpfs noirs » publié en 1959). Matthieu caressera un basset qui n’est pas sans rappeller Bill de « Boule et Bill » créée par Roba. Job intégrera même une référence au journal qu’il avait fondé en 1964 : « Le crapaud à lunettes » avant de se lancer 2 ans plus tard dans Pythagore. Les pages se tournent et les souvenirs de lecture du Scrameustache, de Spirou et Fantasio, Docteur Poche… reviennent en mémoire. Un sourire ne me quitte pas tellement l’histoire est pleine de gentillesse et d’innocence. Les enfants peuvent rester tard dans une cave sans rendre de compte à personne, rentrée en pleine nuit chez eux à pied et si l’un d’entre eux se fait enlever les parents ne sont pas informés. Il faut croire que dans les années 70 les enfants avaient une très grande liberté d’agir. Heureusement car sinon, il aurait fallu rajouter des personnages et demander des permissions auraient cassé le rythme de l’histoire. Même si tout semble assez improbable entre les enfants très doués, un hibou alcoolique, un enlèvement d’enfant jusqu’au Mexique, un riche qui vient à leur aide et qui s’habille en Zorro, deux clans qui s’affrontent à cause de la mauvaise compréhension du mot « cousin germain »… Les inepties ne manquent pas. Mais cela reste agréable à lire, comme un vieux souvenir rempli de nostalgie. On lui pardonne la fraîcheur de son époque.

Presque 50 ans après sa publication, Pythagore a perdu de son originalité. Un bon dans le passé qui me fait apprécier l’audace des nouveaux dessinateurs qui vont au-delà des limites. Cependant, je me ferais un plaisir de lire la suite.

2 réflexions sur “Pythagore – Tome 1 – Echec à Brazerro – Derib et Job

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