Zao Wou-Ki – L’espace est silence – 1/2 – Musée d’art moderne de Paris

Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (MAMVP) présente jusqu’au 6 janvier 2019 des œuvres grands formats du peintre chinois Zao Wou-Ki. Réalisées entre 1949 et 2006, ces peintures nous plongent dans le monde énigmatique de la vie d’un artiste qui a su touché par ces couleurs. 

Tsao Wou-Ki voit le jour à Pékin le 1er février 1920 dans une famille riche et cultivée. C’est au cœur de Shangaï qu’il grandira. Vers 15 ans, il s’oriente vers la pratique artistique et intègre l’école d’art la plus moderne de l’époque en Chine à Hangzhou. Pendant 4 ans, il va y apprendre les techniques picturales traditionnelle et occidentale. Son grand-père lui apprend les idéogrammes en les inscrivant sur les objets qu’ils symbolisent. Puis très vite, il va s’intéresser à la peinture occidentale. Tout d’abord, il s’oriente vers la peinture à l’huile. Les peintres modernes comme Matisse attisent sa curiosité artistique. D’ailleurs, Zao Wou-Ki écrira une thèse sur Picasso qui a malheureusement disparu. Malgré la fermeture du pays, le jeune Zao sait ce qui se créer en dehors des frontières grâce aux magazines comme Life, Vogue ou Harper’s Bazaar ou encore des cartes postales avec des reproductions de tableaux que lui ramène son oncle. Une préférence se fait pour les peintures impressionnistes.

Suite une période très mouvementé en Chine, Zao Wou-Ki, âgé de 28 ans quitte Shanghai le 26 février 1948 pour effectuer un tour d’Europe. Son père banquier finance le voyage. Après cinq semaines de navigation sur le paquebot André Lebon des Messageries Maritimes, il arrive avec son épouse Lan-Lan à Marseille. Assez rapidement, il quitte le Sud de la France pour Paris où il s’empresse de visiter le Louvre.

C’est cœur d’un quartier très dynamique artistiquement qu’il se dirige. A Montparnasse, il va rencontrer Soulages, Jean-Paul Riopelle, Sam Francis … et découvre une nouvelle façon de s’exprimer.

Avec son épouse Lan-Lan, ils vont s’installer dans ce quartier. Assez rapidement, il apprend la langue française à l’Alliance française. Il transforme son nom en Zao Wou-Ki.

Entre 1948 et 1951, la gravure se rajoute à la liste de ces pratiques. En 1951, lors d’un séjour en Suisse, il découvre Paul Klee qui lui servira de guide pour son inspiration. Son travail se fait remarquer et il sera même exposer dans des galeries (galerie Creuze, galerie La Hune, galerie de France…). Le galeriste Pierre Loeb lui propose un contrat jusqu’en 1957. La même année, il se sépare avec Lan-Lan. Partir devient nécessaire à son équilibre et ce pendant 1 an ½. Il se rend aux Etats-Unis où il voyagera un temps avec Colette et Pierre Soulages à Washington, Chicago, San Francisco, Hawaï. Puis avec Pierre Soulages, ils vont séjourner trois semaines au Japon à la rencontre de calligraphes modernes. Il poursuit son périple à Hong-Kong où il tombe sous le charme de Chan May Kan qui deviendra sa seconde épouse.

En 1958, une première exposition s’organise aux Etats-Unis. En 1959, le titre de ces tableaux n’ont presque plus de titres évocateurs. Le titre correspondra à la date de fin du tableau. Une seconde pourra être ratifiée si des modifications sont apportées.

Sa deuxième épouse décèdera en 1972. En 1973, il rencontre Françoise Marquet, jeune conservatrice des musées de la ville de Paris. En 1977, ils se marieront.

En 1980, l’Etat lui commande une grande fresque pour un établissement scolaire. La même année, il sera également nommé professeur à l’Ecole nationale supérieur des Arts décoratifs. Avec sa dernière épouse, ils écrivent sa biographie qui porte le nom simple de « Autoportrait ». « A mes yeux la peinture chinoise a cessé d’être créatrice dès le XVIème siècle. A partir de cette date, les peintres n’ont fait que recopier ce que la grande tradition des Han et Song avait inventé. (…) Le beau étant confondu avec le savoir-faire » confiera t’il dans son ouvrage.

Le succès et la reconnaissance ne se démente pas. En 2002, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts et aura le grade de commandeur de la Légion d’honneur en 1993. En 2011, il part avec son épouse vivre à Dully en Suisse. Le 9 avril 2013, Zao Wou-Ki s’éteint et sera enterré selon ces dernières volontés au cimetière de Montparnasse.

Quelques dates des expositions
1941 : Première exposition à Chongqing
1949 : Exposition à la galerie Creuze
1950 : Exposition à la galerie La Hune
1954 : Rétrospective au Museum of Fines Arts de Cincinnati aux Etats-Unis
1981 : Première exposition en France aux Galeries nationales du Grand Palais
2003 : Rétrospective au Jeu de Paume à Paris (130 000 visiteurs)
2007 : Exposition au château-musée de Nemours avec ces porcelaines et céramiques
2008 : Exposition à la BNF de son œuvre gravée

En savoir plus en allant au musée d’art moderne de la ville de Paris

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s