A la dérive – Xavier Coste

Paris, 1910. Une crue exceptionnelle de la Seine plonge la ville dans le chaos. Une occasion pour des brigands d’aller dévaliser une banque. Mais n’est pas trop dangereux ?

Ce n’est pas facile tous les jours quand on n’a pas d’argent et que les dettes s’accumulent. Les usuriers n’oublient pas de les rappeler à l’ordre. Alors il ne reste pas beaucoup de possibilités pour se renflouer. Par chance, la capitale se trouve sous les eaux et la plupart de la population est évacuée. Une aubaine qui signifie qu’il y aura moins de surveillance surtout des banques. Le choix se porte sur la banque American Express. Tout est bien organisé. Cependant, on ne naît pas braqueur de banque. Même si des apaches sont embauchés, cela ne va la empêcher les ennuis. L’attaque va mal tourner et un gardien sera assassiné.

Un des braqueurs ne va pas tenir sa langue. Eddie est arrêté et ne donnera jamais son épouse, Agatha, qu’il aime. De son côté, elle est partie avec une partie du butin. Pendant qu’il sera au bagne, elle va changer de vie. Lui ne pense qu’à elle, la retrouver et va s’enfuir.

Une histoire qui mêle passion, aventure et suspens. Xavier Coste s’est très librement d’un fait divers advenu en 1903, le casse de l’American Express à deux pas de l’opéra Garnier, par deux bandits irlandais, Eddie Guérin et Chicago May. Toutefois, il place l’histoire au cœur de la capitale inondée. Une occasion pour le dessinateur de montrer son talent de maître coloriste. La capitale prend des airs magiques avec cette eau bleue grise qui envahit l’espace dans lequel se reflète la lumière. La palette de couleurs montre sa richesse avec les robes d’Agatha mais aussi la verdure du bagne, l’intensité du soleil. Le mélange d’aquarelle et de d’acrylique crée une ambiance particulièrement agréable et surprenante. Sans oublier le clin d’œil à l’art nouveau avec les cadres de pages. J’ai pris plaisir à regarder les pages et faire attention aux détails. Comme si l’histoire était au second niveau sans pour autant la déprécier. Car on suit les aléas de la vie et que parfois des circonstances vous font devenir une autre personne. Eddie n’est pas quelqu’un de méchant pourtant il finira au bagne comme de nombreux criminels. Et il va tout faire pour en sortir tel Henri Charrière, surnommé Papillon. La fiction s’imprime de faits réels.

Une belle aventure qui place l’humain et ces sentiments au coeur de couleurs intense et palpitante.

Une réflexion sur “A la dérive – Xavier Coste

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