146298 – Rachel Corenblit

Allez chez le tatoueur, peut-être une belle occasion de se souvenir de sa famille et d’un passé lointain. Se faire une marque pour ne pas oublier et aller de l’avant. Le chiffre 146298 va prendre un nouveau sens.


4ème de couverture
146298. Une suite de chiffres tatoués sur le bras de sa grand-mère. Elle les a vus toute sa vie sans leur donner plus de sens. Puis un jour, en classe, elle comprend. D’abord en colère face à ce secret de famille trop longtemps caché, elle parvient enfin à convaincre sa grand-mère de lui parler, de faire le tri dans sa mémoire défaillante : la rafle, le voyage, le camp, la faim… Les vies de la jeune fille et de la vieille femme se croisent et s’entremêlent pour se mettre au diapason.


Ce que j’en ai pensé ? 
La couverture avec un numéro et des joueurs de babyfoot ne laisser rien trop présager de l’histoire. Ni le début du roman d’ailleurs qui nous place tout de suite dans un salon de tatouage. On va rencontrer une adolescente qui va se faire tatouer sur un avant-bras le numéro 146298. Elle est accompagnée de son copain qui veille sur elle avec attention. 
 Ce long chiffre n’a pas été choisi au hasard puisque c’est celui que porte sa grand-mère. Et derrière ce numéro, l’histoire de sa mamie qu’elle avait gardé secrète pendant longtemps. Les mots sont venus alors raconter un moment de vie horrible que la petite fille avait envie et besoin d’entendre. Le 1, puis le 4, le 6 deviennent à chacun un récit troublant de vérité.

Le regard de l’adolescente sur ces origines sonne juste. Comment ne pas être touché quand on apprend que son ancêtre a été à Auschwitz ? L’adolescente va s’approprier 146298 pour en faire autre chose. « Cent quarante-six mille deux cent quatre-vingt-dix-huit. Voilà le nom de la grand-mère. Et c’est le mien, à présent. » Les pages se tournent assez vite et je m’attache à l’adulte en devenir qui pense et réfléchit. Elle ne fait pas ce geste sans en comprendre la portée. Une belle entrée en matière pour parler de ce sujet auprès des adolescents qui pourront s’identifier à la jeune fille. L’ouvrage est assez mince avec une police assez grosse, des arguments de poids face à un âge où beaucoup n’aime pas lire. L’écriture est très lisible et compréhensible. Tout le monde peut se plonger sans peur dans ce court ouvrage.

A mettre entre toutes les mains pour favoriser la parole autour de la seconde guerre mondiale et des conditions de vie dans les camps de concentration.

Une réflexion sur “146298 – Rachel Corenblit

  1. Pingback: Challenge lecture 2018 – 100 chroniques livres | 22h05 rue des Dames

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s