La nuit des béguines – Aline Kiner

Quand on est une femme au 14ème siècle que l’on a pas ou plus d’époux, c’est difficile de s’en sortir. Il reste comme possibilité soit de se remarier ou soit aller au couvent. Un troisième choix était encore possible, celui du béguinage. Elles pouvaient prier et garder une certaine liberté d’agir. Mais cela ne plaisait pas à tout le monde. 


4ème de couverture
L’histoire se déroule entre 1310 et 1314. Si le royaume de France est encore le plus puissant de la chrétienté, les équilibres féodaux ont basculé. Le clergé tente donc de mettre au pas tous ceux qui échappent à son autorité le statut des béguines va être condamné. Pour des centaines de femmes seules, pieuses mais laïques, cette institution offrait une alternative au mariage et au cloître. Ne subsisteront que quelques rares survivances dans les Flandres.
Anne Kiner passionnée de Moyen Âge née en Moselle, fait de cette aventure un passionnant suspense.
La dernière béguine est morte en 2013 à Courtral. 


Ce que j’en ai pensé? 
La femme objet est très courante pendant très longtemps. On s’en sert comme moyen d’agrandir un royaume, une terre, faire des alliances… Et quand elle ne peut rien apporter à un chef de famille, elle n’a pas de véritable valeur. Peu de métiers permettent aux femmes d’avoir une autonomie. Alors une alternative leur est possible : devenir bonne soeur. Le béguinage est une forme de semi-liberté pour les femmes qui n’ont pas l’obligation de garder le voile et de prier tout le temps. Elles peuvent garder une certaine liberté de pensée et d’action. Cette liberté est soutenue financièrement par des familles ou des proches. De l’argent que des congrégations religieuses n’ont pas et qui est jalousé. Alors tout prétexte sera bon pour interdire ce mode de vie. 

Une histoire qui est tissée à travers les pages avec des béguines aux grands coeurs et une jeune fille rousse vendue par sa famille et violée par son mari. La demoiselle avec sa chevelure couleur de feu est maudite par les gens car elle apporterait le malheur. La bêtise humaine pousse toujours les gens à agir dans le rejet et la haine. Les femmes vont essayer de la cacher cependant difficile de lutter contre l’obscurantisme et le pouvoir des religions au Moyen Age et à la Renaissance. La colère doucement se fait en tournant les pages face à tant d’injustice faîtes aux femmes. On considère qu’elles ne peuvent pas réfléchir, comprendre et il ne faut surtout pas les inciter dans ce sens. Et oui, sinon, comment les hommes pourraient garder le pouvoir et en abuser? Ce n’est peut-être pas l’objectif de l’auteure de provoquer ce sentiment que j’ai ressenti néanmoins l’impression est là. Et cela me dérange car leur destinée sera combat et rejet ou soumission. Un triste choix juste lié à leur sexe. 

Un livre sur le béguinage qui prend ce prétexte pour parler de la condition des femmes. Il ne faut jamais arrêter de combattre pour avoir les même droits que les hommes. 

3 réflexions sur “La nuit des béguines – Aline Kiner

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