Bug – Tome 1 – Enki Bilal

Enki Bilal revient en librairie avec un récit d’anticipation qui va en faire frémir quelques-uns. Que se passerait-il si du jour au lendemain, il n’y avait plus aucun réseau internet ? La société ne risquerait-elle bas de s’écrouler face à ce bug ?


C’est quoi l’histoire ? 
« Maman !! Je n’arrive pas à me connecter… » Normal et c’est le cas de tous les habitants de la planète Terre. L’année 2041 va être marquée d’une pierre blanche. La mémoire du monde via les réseaux a disparu. Comment communiquer ? Comme se déplacer ? Comment savoir ? La panique commence à se répandre. Les suicides seul ou en groupe font leur apparition, sans compter les morts avec les implants connectés ou corps cryogénisés. Seule la télévision en diffusion hertzienne donne des informations et un peu de presse papier, à l’orthographe héritée des sms, revoit le jour.

Dans le ciel, un autre drame se joue. Presque tout l’équipage d’une mission sur Mars. Juste Kameron Obb survit. Pourquoi lui ? En plus, il porte une étrange blessure à la gorge, il a une tâche bleue qui grandit et il possède tous les savoirs du monde. Cette information circule et par conséquent, il va être l’objet de convoitise. Sa famille va devenir une monnaie d’échange. Sa fille, Gemma va devoir faire preuve de courage et d’ingéniosité mais quelque chose me dit qu’elle a de qui tenir. Qu’est-ce que la famille Obb va devenir ?


Le retour d’Enki Bilal 
Un album d’Enki Bilal ne passe jamais inaperçue. Certes, il se fait souvent critiquer pour faire de la quantité au détriment de la qualité d’écriture. Peut-être a-t-il pris en considération ces remarques pour créer un nouvel album avec des réflexions et de critiques (même si trois tomes sont prévus). Ce futur décrit n’est pas si loin quand on voit l’omniprésence du numérique qui s’impose dans nos vies. Et quand il n’y a plus de réseau c’est une organisation sociale qui s’écroule. Les programmes s’effacent. Les avions tombent. Les ascenseurs se bloquent. Les voitures ne roulent plus. Les systèmes de protection des banques sont inopérants.

 Comment se comporterait ceux qui ne peuvent se passer de leur téléphone ? Comment travailler sans outil technologique ? Comment communiquer ensemble en se voyant, en se regardant ? Comment se déplacer, se géolocaliser ? Comment envoyer ces selfies ? L’auteur a tranché. Cela serait un bug général car presque tout dépend du numérique. Comment se débrouillerait alors les humains entre eux ? Il va falloir recréer du lien social, de nouveau apprendre, se souvenir et réfléchir. Voilà une histoire qui saura piquer la curiosité de bien des gens. Le sujet est très d’actualité avec l’IA et le transhumanisme. Et il y a l’univers graphique incroyable d’Enki Bilal. Il a permis à des gens qui aime l’art à s’intéresse au 9ème art grâce à son talent d’artiste. Je me plonge avec délectation dans ces cases où le gris permet au bleu de vibrer, surtout le bleu outremer. Avec quelques éclats de rouge qui nous saute aux yeux par-ci, par là. Un régal à chaque case pour les yeux. C’est pour cela qu’un format bd aurait été plus appréciable qu’un format comics. Etrange choix effectué par Casterman.

Une bd qui saura intriguer autant le passionnée de nouvelles technologies que le fan d’Enki Bilal. Il faut espérer que les suites tiendront la route.

2 réflexions sur “Bug – Tome 1 – Enki Bilal

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