Nos éducations sentimentales – Théâtre 13

Qui ose dire que Flaubert n’est plus d’actualité? La compagnie Eulalie a décidé de remettre au goût du jour « L’éducation sentimentale » au croisement de leurs influences littéraires et cinématographiques. Ainsi, l’oeuvre devient « Nos éducations sentimentales » dans une mise en scène très moderne. Allons en savoir plus. 

L’influence du cinéma se fait dès les premières minutes grâce à une voix off de Frédéric Cherboeuf, qui nous accompagnera tout au long du spectacle. L’histoire de Frédéric Moreau, héros de Flaubert se mêle à celle d’Antoine Doinel, personnage de « Jules et Jim » de François Truffaut. Les personnages flaubertiens, plongés dans une fresque contemporaine, nous racontent leurs désillusions dans la vie. Ils auraient tellement voulu changer le monde, avoir un impact sur la société, connaître l’amour… Au final, lorsque des bilans se font vers 40 et 50 ans, les traces qu’ils pensaient laisser n’ont même pas pu se créer. Mais ils ne sont pas vraiment seuls car l’amitié a un véritable sens.

L’amertume, la mélancolie, les regrets mêlés à l’insouciance, les petits bonheurs et les rires nous sont contés par six comédiens pleins d’énergie : Stéphane Brel, Anne Cressent ou Valérie Blanchon, Xavier Clion, Vanessa Koutseff, Solveig Maupu, Julien Saada. La complicité entre les comédiens et l’esprit de troupe se ressent dans le jeu. Chacun défend avec tendresse, fougue et sensibilité ses personnages. La metteuse en scène Sophie Lecharpentier va directement à l’essentiel avec juste quelques accessoires, des jeux de lumières, des ambiances sonores et quelques projections. Cela suffit à nous emmener d’un lieu à un autre et d’une époque à une autre, à croquer des moments de vie. La modernité se peint en toile de fond avec des références à l’actualité politique comme le discours de Lionel Jospin qui quitte la politique ou la crise des migrants.

Allez à la rencontre d’une bande d’amis qui arrivent toujours à se croiser et partager des moments de tristesse et de joie au théâtre 13. Promis, vous ne verrez plus jamais de la même façon les oeuvres de Gustave Flaubert.

 

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