Pukhtu – Doa

Et si vous preniez l’air dans les montagnes afghanes et pakistanaises? Ne vous attendez pas à trouver la plage et la détente. Préparez-vous à des émotions fortes car entre les grains de sables se cachent bien des horreurs. 


4ème de couverture
Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur personnel – ghairat – et celui des siens, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l’histoire d’un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d’une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d’un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. À moins qu’il ne s’agisse de celle d’un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C’est une histoire de maintenant, à l’ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins.


Ce que j’en ai pensé? 
La colère, la souffrance, la haine, la vengeance, l’horreur, voilà où nous plonge Doa dans « Pukhtu ». Vous entendrez le bruit des armes, les pleurs des femmes ayant perdus leurs enfants, les appels à la guerre. Vous sentirez l’odeur des corps en putréfaction, des feux suite à l’explosion de bombes, de la transpiration liée à la peur. Vous sentez vous prêt à plonger dans une guerre sans nom ? 

Vous rêviez de vous lancer dans un roman un peu léger et très chaleureux. Alors n’ouvrez pas ce livre car il va vous faire immerger dans le côté sombre de l’être humain et de son besoin de pouvoir. De toute façon, vous auriez compris votre erreur dès que vous auriez lu les premières lignes du prologue : « Un doigt. Un doigt bariolé de rouge et de noir. Elle se dit pareil à ceux de papa quand il peint. Puis papa n’est pas là. Puis papa est mort. » Un attentat suicide a été commis à l’hôtel Serena à Kaboul. Le lecteur va être emmener tout de suite au cœur du vacarme, des cris et des pleurs. C’est l’ouverture du récit qui pose les couleurs de la suite de l’histoire. Car une fois que vous aurez embarqué sur le cargo en escale à Jebel Ali, principal port du golfe Persique, vous n’aurez plus le choix de dévorer les 700 pages qui vous attendent.

Le rythme jamais ne faiblit. L’histoire va se complexifier doucement avec le nombre de groupe au sol qui trempent dans des affaires pas très clair. Un journaliste va chercher des réponses à des situations bien suspectes. On tue, on massacre, on manipule, on ment, on vole, on magouille pour être plus riche, plus fort, plus fier. La vérité devient trouble même pour ceux qui se disent se battre pour Allah ou pour la paix. Tout est fait pour que nous soyons immergés au cœur de ces grands n’importe quoi avec le jargon militaire, l’argot, les langues et rites locaux, les codes des services secrets, la description des paysages… Rien n’est laissé au hasard. Le lecteur n’a pas le temps de souffler. Les pages se tournent et jamais il ne se repose. La beauté et la douceur n’ont pas leur place. L’univers est bien noir comme un reflet du monde comme il est. 

La-bas, il ne savent pas si demain ils pourront prendre une nouvelle bouffée d’air. Vous, vous savez mais vous allez rester en haleine jusqu’à la dernière page. 

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