50 nuances de Grecs – Tome 1 – Jul et Charles Pépin

Jules et Charles Pépin ont décidé de se moquer de l’actualité à travers le portrait de 50 personnages mythologiques. Une bande dessinée qui va redonner vie à des histoires d’un autre temps, parfois un peu complexe, grâce à notre quotidien moderne. Intrigué ?


L’histoire
La mythologie grecque ne manque pas de Dieux de l’Olympe avec des histoires assez alambiquées. Entre ceux qui peuvent changer de forme, qui mangent leurs enfants, ceux qui sont morts et revenus à la vie, ceux qui partent en quête… il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Parfois, pour mieux s’approprier les histoires il suffit de les plonger dans la modernité. Ainsi ce bon vieux Zeus, rencontre une avocate pour la pension alimentaire qui est assez lourde à cause de ces nombreux enfants. Narcisse « a force trop de selfies, il a été changé en fond d’écran ». Pénélope délocalise son tissage en Chine. Ou même se pauvre Hercule qui est coincé à Acropôle Emploi. Tout est possible dans un monde sans limite. 


Ce que j’en ai pensé ?
Le tandem Jul et Charles Pépin avait déjà connu le succès avec « Planète des Sages » et « Platon la Gaffe ». Ils reviennent à nouveau dans les librairies pour proposer une vrai-fausse encyclopédie sur la mythologie. On peut adieu à ces livres si sérieux avec des photos de représentations divines. Et bonjour l’humour décalé qui plonge le lecteur entre actualité et mythologie grecque. Si vous aviez un doute à un moment, rappelez-vous que le titre de la bande dessinée est : « 50 nuances de Grecs ». Ce qui n’est pas sans rappeler le grand succès littéraire d’E. L. James qui raconte la vie d’une femme qui découvre le plaisir du sado-masochisme. Mais ici, pas besoin de (se) faire du mal pour prendre de la satisfaction à la lecture. On pourrait crier juste : « Vas-y tourne la page que je rigole un coup ». Rien de très violent ni de douloureux.

Dans le style, on reconnaît assez vite la patte de Jul qui s’était fait connaître avec « Silex and the city » en bd et en animé sur Arte. Des personnages entourés d’un gros trait noir, un dessin légèrement enfantin, une économie dans les décors, une préférence pour des fonds blancs, des teintes assez standards et de tout cela se dégage une sorte d’espièglerie. Cette façon de faire correspond très bien à l’humour décalé de Charles Pépin. Même les titres sont recherchés comme par exemple « Pan-Pan cul cul » ou « Chéri, j’ai englouti les gosses ». Ce n’est pas vraiment un hasard si les deux hommes travaillent ensemble depuis quelques temps déjà.

Alors pourquoi hésiter à s’amuser en apprenant?  

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