L’impressionnisme – Jean-Philippe Chabot et Frédéric Sorbier

Il n’est jamais trop tard pour découvrir l’impressionnisme. Alors pourquoi ne pas donner quelques informations pour faire découvrir à nos chères têtes blondes ce monde des couleurs, des ombres et des lumières ?


4ème de couverture
Découvrons la ville, la campagne et la mer, en été et en hiver, avec les peintres impressionnistes. Regardons-les saisir, en quelques touches de pinceau, la lumière, la couleur du ciel et l’instant qui passe.


Ce que j’en ai pensé ?
J’apprécie beaucoup la collection Mes premières découvertes de chez Gallimard Jeunesse. Les livres sont simples de compréhension, avec un texte écrit assez gros, de jolies illustrations et des couleurs vives. Toutefois, j’ai trouvé ce livre un peu léger vu l’ampleur de la thématique. J’aurais aimé que l’histoire du mot impressionniste soit expliquée, que l’on mettent plus en valeur la volonté de représenter autrement et l’accueil très négatif qu’ont reçu ces artistes et comment ils sont arrivés à la popularité que nous leur connaissons à ce jour.

Certes on parle des artistes  qui « peignent les « impressions » et les émotions qu’ils ressentent face au monde qui les entoure ». Ils voulaient peindre des sujets vrais, vivants, avec des couleurs, des nuances, des clairs/obscurs… Ils voulaient montrer la vie autrement et en s’éloignant au maximum de l’académisme. Mais avec une fougue et passion qui ne se ressent pas vraiment dans l’ouvrage. L’auteur évoque Courbet avec sa passion pour la nature, celle de Degas pour la danse (pas d’évocation de la prostitution), Renoir et les fêtes populaires, Monet avec la cathédrale de Rouen… C’est assez restreint comme présentation. Monet n’est-il pas plus connu pour ces nénuphars et son jardin ?

Pour montrer la diversité, quelques peintures sont montrées à la fin pour exposer la diversité du genre. Une peinture d’Alfred Sisley ne ressemble pas à du Paul Cézanne. Il y avait tellement à dire et à montrer. Le plus de cette collection sont les pages transparentes qui se pose sur les pages et donnent une autre vision. Ici, ce n’est utilisé qu’une seule fois et pas très de façon très esthétique. Le fait que les peintres aillent dehors peindre est lié à l’invention du tube de peinture. Une révolution dans l’art qui permet de quitter enfin les ateliers. Le mouvement impressionniste a été une véritable tempête dans l’art qui a permis à d’autres mouvements de trouver leur place comme les pointillistes. D’ailleurs, une peinture de Georges Seurat, « Port-en-Bessin » qui est a été choisi en fin d’ouvrage alors qu’il fait partie des pointillistes. Etrange choix lorsqu’on connait la grande variété d’illustrations possible.

Un ouvrage un peu décevant qui manque de fouge, d’enthousiasme, de couleurs, de passion… Les impressionnistes ont marqué l’imaginaire collectif dommage que ce livre ne le mettent pas plus en valeur.

Une réflexion sur “L’impressionnisme – Jean-Philippe Chabot et Frédéric Sorbier

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