Oh my god! – Théâtre Tristan Bernard

Dans un petit village vendéen, une gentille mère de famille prépare un spectacle pour la fête de la paroisse. Presque tous les enfants jouent le jeu, jusqu’à ce que Raymond fasse son apparition. Et là, cela va devenir l’enfer sur terre.


De quoi ça parle ?
Direction l’aumônerie, où l’on rencontre une femme, Catherine Brunet qui parle à trois adolescents. Chacun doit présenter aujourd’hui sa marionnette. Il y a jeune fille qui a fait une marionnette qui s’appellera Marie Brenda avec une forte poitrine. Théo, le fils de Mme Brunet qui a fait une jolie marionnette nommé Raymond. Et enfin, l’enfant rebelle qui n’a rien fait puisqu’il vient juste mater la professeure.

Le jeune Théo et l’autre adolescente sont amoureux et ont bien des difficultés à s’avouer leurs sentiments. Alors doucement et gentiment, ils flirtent. Mais il y a l’enfant terrible qui agresse tout le monde, parle mal et s’habille comme une racaille. Il est violent dans ces mots et ces gestes. Une explication entre le professeur et l’élève s’impose. Une fois ensemble, des étincelles jaillissent et une passion sexuelle va naître.

Le pauvre petit Théo lui aussi est une situation bien compliquée. Sa marionnette Raymond prend possession de lui. Il va dire des choses horribles et cruelles. Théo est terrorisé par ce qui lui arrive. Il ne sait pas comment se débarrasser de Raymond. Puis la situation va totalement dégénérée. Raymond va arracher le lobe de l’oreille du rebelle. La déco de l’aumônerie va être refaites par la même occasion avec des symboles sataniques. Théo est-il vraiment habité par le diable ?


Ce que j’en pense ?
Comme bien souvent, j’ai décidé d’aller voir ce spectacle car je trouvais l’affiche assez jolie. Je ne m’étais pas plus informée que cela. Ainsi je suis allée voir le spectacle sans aucun apriori et sans aucune attente. D’ailleurs, on va dire que cela commençait bien puisque les comédiens sont venus à la rencontre des spectateurs dans le couloir avant de rentrer en scène avec distribution de madeleines et de bonbons. Même le personnel du théâtre était déguisé pour l’occasion avec le caissier qui portait le col curé et les placeurs en tenu d’enfants de coeur. 

L’heure de début approchant, les comédiens sont revenus sur scène pour interpréter deux chansons d’un groupe de rock encore inconnu, le God’s band. La bonne humeur est installée et les ventilos tournent à plein régime. On peut commencer l’histoire. Les blagues et les sous-entendus au raz du string débutent. Rien d’étonnant, le ton était donné dès le début, ici on va faire de l’humour potache. Les situations cocasses se suivent sans rien de très surprenant et tout semble couler de source. Puis au milieu du spectacle, des longueurs se font sentir et le temps commence à se faire long. Et voilà, qu’une scène avec un rapport sexuel entre marionnettes se fait, mais cela tombe comme un cheveu sur la soupe. C’est comme s’il fallait pour rompre la monotonie qui s’installe, faire une scène drôle. L’interprétation de Thomas Ronzeau et de Marie-Camille Soyer est juste toutefois l’enchaînement avec la scène d’avant semble un peu étrange. Pour avancer doucement après jusqu’à la fin tant attendue.

Ce qui m’a dérangé aussi c’est le fait que les enfants sont censés avoir 17 ans et sont interprétés par des hommes de plus de 30 ans. D’autant plus, qu’ils sont assez charmants au naturel et n’ont pas un physique de gamin. Ils jouent bien le gamin timide et le wesh wesh cependant on voit qu’ils jouent un rôle. Ils ne peuvent être ces personnages. Tadrina Hocking, qui interprète la mère n’est pas beaucoup plus âgée qu’eux. Alors comment peut-être elle maman et ressembler physiquement aux enfants avec qui elle travaille ? Seul Marie-Camille Soyer arrive à habiter avec douceur et simplicité une adolescente timide. Patrice Latronche est excellent en celui de curé un peu vicieux. Je dirais que c’est un peu dommage qu’ils soient assez peu présents en général dans l’histoire.

Tout repose sur Thomas Ronzeau qui joue un schizophrène qui parle à sa marionnette pendant presque les 1h50 de spectacle. Il se donne à 300% et y met toute l’énergie qu’il a. C’est une très belle prestation qui montre son talent à faire deux personnages en un. Cela a dû lui demander beaucoup de travail sur sa voie, sa posture et le maniement de la marionnette. (Attention, ne vous n’attendez pas à voir le petit frère de Jeff Panacloc car on voit ces lèvres bougées. Au bout d’un moment, rassurez-vous on n’y prête plus attention. Ventriloque, c’est un métier aussi.) Bravo en tout cas pour ce beau travail  qui doit le changer de la comédie musicale La légende du roi Arthur.

Un spectacle de divertissement loufoque très grand public qui manque de fraîcheur et d’originalité pour accrocher vraiment. Heureusement que les comédiens y mettent tout leur cœur pour que le temps passe alors plus vite.

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